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Philadelphie, l'espoir de sauver Jean-Christophe

Les Paquet-Ouellet sautaient de joie dans leur résidence de Shawinigan quand ils ont reçu l'appel qu'ils attendaient depuis quelques semaines. C'est confirmé, toute la famille quittera pour Philadelphie d'ici le début du mois de mars. Un voyage nécessaire pour traiter le cancer de Jean-Christophe.

Un texte de Marie-Pier Bouchard

Le cas de Jean-Christophe Paquet est très rare. À 13 ans, on lui a diagnostiqué un carcinome naso-sinusien indifférencié, une forme de cancer qui touche surtout les personnes plus âgées.

Une tumeur s’est logée dans la narine gauche de Jean-Christophe.

Les médecins de Sainte-Justine ont proposé la protonthérapie, un traitement offert à Philadelphie qui nécessite un séjour d'environ sept semaines.

Le médecin a dit qu’en 30 ans, il a vu seulement quatre enfants avec ce cancer.

Annie Ouellet, mère de Jean-Christophe

Le traitement offert à Philadelphie ne sera pas nécessairement plus efficace, mais la précision du faisceau de radiothérapie peut faire toute la différence et surtout, limiter les dégâts.

« Il va moins attaquer les tissus aux alentours. Ce qui veut dire que les dommages collatéraux pour Jean Christophe seraient moindres avec ça », explique son père.

Préoccupation financière

La Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) a rapidement approuvé le paiement des traitements ainsi qu'une partie des frais d'hébergement et de nourriture.

La famille estime toutefois avoir besoin de 15 000 $ pour couvrir les dépenses associées au séjour de sept semaines à Philadelphie.

Après mûre réflexion, on s'est dit que ce serait mieux de partir les quatre ensemble. Faire un peu d'école là-bas, s'organiser avec les écoles.

Pierre Paquet, père de Jean-Christophe

Témoin de cette inquiétude financière chez les parents de Jean-Christophe, une amie de la famille a lancé une collecte de fonds sur le web, un baume pour les parents.

Je lui disais tout le temps : "Je ne sais pas comment on va faire." Elle disait : "Relaxe. On va trouver une solution."

Annie Ouellet, mère de Jean-Christophe

Un cas rare

Les cas bien encadrés comme celui de Jean-Christophe sont très rares selon l’hémato-oncologue et chef du service d'oncologie médicale du Centre de santé et de services sociaux de la Mauricie-Centre-du-Québec (CIUSSS-MCQ), Dr Christian Carrier.

Dans certaines circonstances exceptionnelles les patients vont être dirigés dans des grands centres et ensuite vont être dirigés dans des centres à l’extérieur du pays.

Dr Christian Carrier, hémato-oncologue et chef du service d'oncologie médicale du CIUSSS-MCQ

Il met en garde les patients qui sont tentés par des traitements qu'ils magasinent devant une annonce de cancer incurable, mentionnant qu'il a été exposé régulièrement à cette situation dans sa pratique.

J’ai même déjà dit à des patients que si c’était moi, mon fils, mon épouse, que je n’irais pas vers ce genre d’option.

Dr Christian Carrier, hémato-oncologue et chef du département d'oncologie médicale du CIUSSS-MCQ

« Dans la mesure où ces traitements-là ne sont pas recommandés ou reconnus, ensuite il y a toujours un risque à cause de la vulnérabilité de nos patients qui soient victimes d'exploitation. Et il y a le problème du suivi des complications », explique le Dr. Carrier.

En attendant, Jean-Christophe est bien loin de toutes ces préoccupations. Il se dit confiant et il n'a qu'un objectif, être prêt à reprendre le football au printemps.

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