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Pipeline Énergie Est : réunion houleuse à la MRC de Maskinongé

Près de 80 militants du Comité de vigilance hydrocarbures des municipalités de la MRC de Maskinongé étaient venus souligner, mercredi soir, leur un an de présence aux réunions du conseil de la MRC, à Louiseville.

Un texte de Marilyn Marceau

Une vingtaine de citoyens ont pris l'habitude de se déplacer chaque mois aux séances de la MRC. Le comité réclame que les maires commandent une étude indépendante sur les conséquences de la construction d'un pipeline dans les terres de la région. 

La tension était palpable à la séance du conseil. Durant la période de questions, le ton a monté d'un cran entre les militants qui s'entassaient dans la salle et le préfet de la MRC, Robert Lalonde. Le préfet souhaitait limiter les interventions sur l'oléoduc, pour laisser de la place à d'autres sujets.

« Je pense qu'on fait des gains tranquillement, il y a de plus en plus de gens qui nous appuient, alors je ne pense pas qu'on prêche dans le désert », affirme Sébastien Houle qui est membre du comité et résident de Saint-Élie-de-Caxton.

Le préfet ne croit pas que la présence des militants ait fait avancer le débat. « On connaît leur position depuis la première journée et ça n'a pas changé », dit-il.

Mercredi soir, une seule personne s'est avancée au micro pour parler en faveur de l'oléoduc. Le résident de Sainte-Ursule, Jasmin Leblanc, trouve notamment que c'est un bon moyen d'éviter des tragédies comme Lac-Mégantic, et que ce serait profitable pour l'économie canadienne.

La position de la MRC de Maskinongé

Juste avant la date limite pour annoncer son intention de déposer un mémoire au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), la MRC a signalé son désir de soumettre un rapport. Le document de 105 pages, rendu public par le conseil mercredi, a été réalisé par le service d'aménagement et de développement du territoire de la MRC.

« Nous, on est plus modéré [que le comité vigilance], on nuance, on n'est pas pour la venue [d'un pipeline] et on n'est pas contre », déclare le préfet.

Dans la conclusion du mémoire, on peut lire que « pour le moment, l'analyse coûts-bénéfices du projet ne démontre pas que les risques encourus par le projet seront profitables pour la région, particulièrement en cas de déversement, mineur ou majeur ».

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