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Plus de cas d’intimidation envers les personnes trans recensés en Mauricie

Les personnes transgenres subissent plus d'intimidation en Mauricie qu'au Centre-du-Québec, selon l'organisme Trans Mauricie-Centre-du-Québec. Depuis la création de l'organisme en 2016, une trentaine de cas d'intimidation ou de pertes d'emplois ont été recensés, la plupart du côté nord du fleuve Saint-Laurent.

Vicky Gauvin a commencé sa transition de genre il y a un an. La femme de Drummondville n'en pouvait plus de vivre sous l’identité d'un homme. C’est au retour d’un voyage en Floride qu’elle a décidé de prendre la situation en main.

« J'avais toujours ce moton-là à l'intérieur de moi qui faisait que je n'étais plus capable de vivre. Je n'étais plus capable de garder ça en dedans. Aussitôt que je suis arrivée à Drummondville, j'annonçais ça à ma conjointe. Je mettais fin à ma relation et j'annonçais que j'étais une femme trans’’ ».

Vicky Gauvin assure que sa transition a été rapide et qu’elle n’a pas subi de regard désapprobateurs ou de remarques désobligeantes de la part des Drummondvillois.

« Je ne me suis jamais fait regarder négativement. Ça a pris quelques mois et je me faisait appeler madame partout dans les magasins », ajoute-t-elle.

Tous n’ont toutefois pas une expérience aussi positive. L’organisme Trans Mauricie Centre-du-Québec a vu le jour pour apporter du soutien à des personnes trans. Les ateliers hebdomadaires réunissent une vingtaine de personnes à Trois-Rivières et une quinzaine à Drummondville. Près de 160 personnes auraient fait appel à l’organisme jusqu’à maintenant.

Depuis sa création en février 2016, l’organisme remarque que les personnes trans sont davantage victimes d’intimidation et de discrimination en Mauricie qu’au Centre-du-Québec.

« On a dénoté plus de gens qui font affaire avec l'organisme qui vont dire j'ai perdu mon emploi, je me suis fait intimider à l'école, indique le président et fondateur de Trans Mauricie-Centre-du-Québec, Nicolas Niquette. Les gens perdent leur emploi plus facilement ici, plus que je vois au Centre-du-Québec. »

« Pourquoi ici y'en a plus, je pourrais pas vous dire pourquoi, ajoute Samuel Desbiens, un membre du Conseil d’administration de l’organisme. Ce n'est pas ouvert, pratiquement pas. »

Selon Nicolas Niquette, l’acceptation est le plus grand enjeu auquel font face les personnes trans en région. L’organisme tente de pallier au manque de ressources, mais il en faudrait davantage pour répondre aux besoins.

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