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Pour une 32e année, Trois-Rivières vibre au rythme du Festival international de la poésie

Plus de 80 poètes provenant des quatre coins du monde vont remplir les cafés, les restaurants, les rues et les parcs de Trois-Rivières de la mélodie de leurs mots. Le 32e Festival international de la poésie se déroule du 30 septembre au 9 octobre.

Un texte de Marilyn Marceau

Cette année, ils arrivent d'aussi loin que de la Lousiane, la Russie, l'Écosse, de l'Amérique latine, du Sénégal, du Cameroun et d'Israël pour participer à ce festival dont la renommée est internationale. Beaucoup de poètes du Québec et d'ailleurs au Canada (notamment de la Colombie-Britannique et du Nouveau-Brunswick) y participent aussi.

Plus de 350 activités de poésie sont organisées dans 55 lieux différents.

Pour une deuxième année, la Place d'Armes à Trois-Rivières est rebaptisée durant la durée du festival. Durant les 10 jours du festival, elle s'appellera le Parc Gilles-Hénault en hommage au poète décédé il y a 20 ans (1920-1996).

Il fut l'« un des premiers poètes surréalistes québécois », explique le président du Festival international de la poésie, Gaston Bellemare. Il est « un poète des années 1970 qui est encore très lu », ajoute-t-il.

La veuve de Gilles Hénault, Lise Demers, a participé à l'inauguration du parc où l'on trouvera des poèmes de son conjoint.

« Je suis totalement émue », a-t-elle confié. Elle trouve « merveilleux » que les gens puissent lire dans un espace public, en plein air, les oeuvres de Gilles Hénault.

Cette année, l'entrée pour la Grande soirée de poésie Québécor est gratuite. L'événement a lieu le samedi 8 octobre.

La direction avait aussi permis un accès libre à cette activité lors de son 30e anniversaire. Le président Gaston Bellemare a eu envie de répéter l'expérience pour donner accès à plus de gens possible à cette soirée, qui est l'un des événements phares du Festival.

Il souligne que les gens déboursent souvent de l'argent lorsqu'ils participent aux soirées de poésie tout au long de la semaine, dans les restaurants notamment. Il est aussi conscient que certains Trifluviens sont moins fortunés et Gaston Bellemare veut aussi qu'ils aient accès la soirée.

Il faut tout de même se procurer les billets (gratuits) pour pouvoir y participer.

Une poète de l'Uruguay, Helena Corbellini, a dû annuler sa participatoin au Festival à la toute dernière minute. Son vol transitait par les États-Unis et Gaston Bellemare affirme qu'il lui aurait fallu un visa au coût de 1 300 dollars pour pouvoir passer par ce pays, avant de se rendre au Canada. 

Avec la collaboration d'Anne-Marie Lemay

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