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Première de Caval'Art à St-Germain-de-Grantham

Les chevaux sont à l'honneur ces jours-ci à St-Germain-de-Grantham. Jusqu'au 14 août, Caval'Art y présente sa nouvelle production : La légende de l'homme de Djaran.

La grande première a eu lieu mercredi soir, aux Écuries Équinocks. Une vingtaine de chevaux et deux fois plus de cavaliers se partagent l'arène au cours de cette septième édition.

Si la présentation semble avoir ravi les spectateurs, la chaleur a toutefois été beaucoup moins appréciée. La température extérieure élevée, combinée au confinement de l'endroit, ont rapidement fait grimper le mercure sous le chapiteau.

Rien toutefois pour éprouver les bêtes, explique Charles-Etienne Ménard, professeur équestre au sein de l'équipe.

« Pour le spectateur, c'est difficile, admet-il. Il est là deux heures de temps. Mais pour le cheval, il est là quelques minutes à la fois. Il ne souffre pas. »

Une synergie entre l'homme et le cheval

Une production de cette envergure nécessite plusieurs mois de préparation pour... les humains, selon Charles-Étienne Ménard, professeur équestre. La plupart du temps, les cavaliers font d'ailleurs équipe avec le même cheval pour permettre une meilleure synergie.

« On ne prépare jamais vraiment [les chevaux] pour un spectacle. On travaille la relation, on travaille la communication. On n'apprivoise jamais un cheval, on s'apprivoise soi-même », soutient-il.

Charles-Etienne Ménard explique d'ailleurs que son rôle, au sein de l'équipe, est d'apprendre aux cavaliers à développer une relation de confiance et de liberté avec leur monture.

« La liberté, c'est être à côté du cheval et avoir un cheval qui désire être avec nous. Qui veut faire les manœuvres qu'on lui demande et non pas une exécution. Ce n'est pas une machine, c'est un coéquipier. »

Du théâtre et des chevaux

Caval'Art se distingue en associant théâtre, acrobaties et numéros équestres. Cette année, le spectacle fait une incursion dans le monde des chimères et des fées.

« Le peuple de Djaran, ce sont des descendants des centaures, explique la présidente de Caval'Art, Maryse Bérubé. Alors, ils ont cette faculté-là de communiquer avec leurs chevaux. Pourquoi l'enfant sera banni de son clan? Parce qu'il est né avec le plus grand handicap, celui d'avoir peur des chevaux. Il devra donc passer à travers plusieurs étapes de sa vie pour reconquérir sa confiance et peut-être retourner avec son clan. »

Les représentations se terminent dimanche, à 14 h.

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