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Première semaine de français pour la première cohorte de nouveaux arrivants syriens à Trois-Rivières

Une dizaine de nouveaux arrivants syriens sont arrivés sur les bancs du Cégep de Trois-Rivières pour leur toute première semaine de francisation. Il s'agit d'une étape cruciale vers une éventuelle intégration en emploi.

Un texte de Marie-Ève Trudel

« La première journée, c'était un choc pour eux et un choc pour nous », reconnait l'agent d'intégration du Cégep de Trois-Rivières, Alain Massé.

Certains Syriens qui suivent les cours sont arrivés il y a tout juste une semaine. « C'est vraiment d'être capable de communiquer, de comprendre les signaux que la société nous envoie parce qu'on parle de langue française parlée, mais autour de nous, tout est écrit », observe Alain Massé.

La classe est composée d'une trentaine d'élèves, dont le tiers sont des Syriens, qui réaliseront trois sessions intensives de français.

Fayrouz Nayouf, qui a mis les pieds à Trois-Rivières le 1er janvier 2016, a la chance d'avoir une certaine connaissance du français. Pour elle, la première semaine de cours « était très facile », mais elle sait que d'autres défis sont à venir sur le plan professionnel.

« J'étais dentiste en Syrie et j'espère que je pourrai ici intégrer et travailler dans mon domaine », dit Fayrouz Nayouf.

Pour Alain Massé, les cours de francisation représentent le plus grand pas à franchir avant de pouvoir intégrer le marché du travail. Ce cheminement s'accompagne parfois de découragement, mais l'agent d'intégration affirme que les nouveaux arrivants retrouvent confiance au fil du processus. « La courbe remonte et là on parle d'intégration au travail, on doit faire notre curriculum vitae et on commence à rencontrer des employeurs », résume-t-il.

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