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Près de 200 jeunes intoxiqués par l'alcool dans les urgences de la région en 2017

Des 2332 cas de jeunes âgés entre 12 et 24 ans qui se sont présentés fortement intoxiqués par l'alcool dans l'une ou l'autre des salles d'urgence du Québec en 2017, selon des données de l'INSPQ, 191 ont été répertoriés en Mauricie et dans le Centre-du-Quebec. Une tendance assez stable depuis quelques années.

Un texte de Marie-Pier Bouchard

Selon des données du Centre intégré universitaire de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS-MCQ), le nombre de jeunes âgés de 12 à 24 ans ayant vu un médecin dans une salle d'urgence de la région pour cause d'intoxication aiguë à l'alcool est stable relativement depuis au moins quatre ans.

Ces données n'incluent cependant pas le nombre de jeunes fortement intoxiqués par l'alcool qui se sont présentés à l'urgence et qui ont quitté avant d'être vus par un médecin.

Selon l'agent l'information au CIUSSS-MCQ, Guillaume Cliche, les médecins de l'urgence ne remarquent pas que les jeunes sont plus fortement intoxiqués qu'avant.

Au Centre Le Grand Chemin, où on traite des jeunes âgés entre 12 et 17 ans qui souffrent de dépendance, le directeur général, David Laplante, remarque aussi une stabilité.

Cependant, selon M. Laplante, ce n'est pas parce que les statistiques sont stables que la situation n'est pas préoccupante.

« Ça nous préoccupe depuis des années la consommation d'alcool chez les jeunes », dit-il.

Les statistiques démontrent que depuis plusieurs années, 50% de la clientèle consomme de l'alcool de façon abusive. Il s'agit de la deuxième substance la plus consommée après le cannabis.

La mort d'une adolescente de 14 ans à Laval qui aurait consommé une boissons sucrée fortement alcoolisée est à l'origine de toute cette réflexion entourant la consommation d'alcool chez les jeunes.

Malgré les tristes événements, David Laplante se réjouit de constater qu'on se penche sur la question.

« Une bonne prévention se fait à tous les niveaux. Que ce soit chez nous, au Centre Le Grand Chemin, il faut parler aussi au niveau des villes, je pense aux tenanciers de bars, aux tenanciers de dépanneurs aussi. On doit se questionner à tous les niveaux. Il faut protéger nos adolescents », croit David Laplante.

En mode prévention depuis plus d'un an

Par ailleurs, le Service de police de Trois-Rivières a commencé la sensibilisation aux dangers associés aux boissons sucrées fortement alcoolisées, telles que Four Loko et FCKD UP  il y a un peu plus d'un an.

Après avoir constaté la présence de ces produits sur les tablettes, un policier a fait une tournée des écoles secondaires et des commerces du territoire pour faire de la sensibilisation.

Si quelques vols de ces boissons ont été rapportés l'an dernier, aucun cas n'a été porté à l'attention des policiers jusqu'à maintenant cette année.

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