Retour

Prête à tout pour garder son cochon miniature, elle interpelle les élus de Trois-Rivières

La Trifluvienne propriétaire d'un cochon miniature se dit optimiste après sa présentation devant le conseil municipal de Trois-Rivières mardi soir. Elle a tenté de convaincre les élus de modifier la réglementation sur la garde d'animaux. 

Un texte de Marie-Pier Bouchard

Catherine Richard-Daigneault a été sommée il y a quelques semaines par la Société protectrice des animaux (SPA) de la Mauricie de se départir de son animal. Depuis, elle a lancé le 16 août une pétition et recueilli jusqu'à maintenant plus de 3000 signatures sur le site change.org. Elle l'a déposée à la séance du conseil municipal.

La jeune femme considère qu'il y a un flou dans la réglementation de la Ville de Trois-Rivières concernant la garde d'animaux. C'est ce qu'elle a voulu démontrer au maire, Yves Lévesque, ainsi qu'aux conseillers municipaux présents.

Dans le document de la Ville de Trois-Rivières sur la réglementation des animaux, l'animal de ferme est défini comme un « animal que l'on retrouve habituellement sur une exploitation agricole aux fins de production alimentaire, de reproduction ou de loisir ».

« Bacon ne répond pas à ça, affirme Catherine Richard-Daigneault. Il n'est pas là pour l'alimentation ou de la reproduction ».

Durant le conseil, le maire Yves Lévesque a affirmé que la Ville n'allait pas changer sa réglementation. Il n'a cependant pas fermé la porte à une possible modification dans l'avenir.

M. Lévesque n'a pas explicitement conseillé à Catherine Richard-Daigneault de se départir de Bacon. Il est même allé voir l'animal à l'extérieur de l'hôtel de ville après la séance.

La propriétaire de Bacon s'est dit optimiste à la fin de la rencontre. Elle espère que le conseil municipal lui permettra de garder son animal.

Pas question de déménager... pour l'instant

Native de Montréal, Catherine Richard-Daigneault a fait le choix de déménager à Trois-Rivières pour la qualité de vie. « J'aime être ici, dit-elle. Je trouverais ça dommage que pour un simple problème de réglementation ambigu ou désuet que je doive changer de ville ».

Catherine Richard-Desgneault a reçu un avis à la mi-août de la SPA Mauricie qui lui ordonnait de se départir de son cochon miniature, considéré selon l'organisation comme un animal de ferme qui se trouve dans une zone qui n'est pas considérée comme agricole.

On lui donnait alors deux semaines pour se départir de Bacon. Elle avait jusqu'au 1er septembre pour le faire. Bacon est toujours là et elle n'a pas reçu d'autres avis de l'organisation.

Avec la collaboration de Marilyn Marceau

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un pilote frôle le sol





Rabais de la semaine