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Procès de Patrick Chabot : des témoins rapportent des jambettes, des cris et des élèves maintenus au sol

Le procès de Patrick Chabot, un ancien éducateur spécialisé à l'école Val-Mauricie accusé de voies de fait à l'égard d'élèves ayant des déficiences intellectuelles, s'est poursuivi mardi pour une deuxième journée. Cinq collègues se sont relayées à la barre des témoins.

Un texte de Marie-Ève Trudel

Les femmes qui se sont présentées agissaient soit à titre de préposées, d'éducatrices spécialisées ou de surveillantes à l'époque des faits reprochés entre septembre 2010 et mars 2012.

L'accusé a gardé les yeux au sol tout au long de leurs témoignages. 

Les événements qu'ils ont relatés se déroulent majoritairement dans la salle à dîner. Selon les dires de plusieurs collègues, l'accusé était souvent amusé et riait lorsque les élèves se trouvaient en mauvaise posture.

Des cris et des jambettes

Plusieurs événements similaires ont été racontés par les témoins, tels des vols de nourriture dans les cabarets des élèves par l'accusé ou des gestes jugés inappropriés.

Parmi ces gestes, une témoin décrit avoir vu une élève allongée par terre, qui criait. Elle dit avoir vu le pied de l'accusé sur la main de l'élève.

Autre événement similaire rapporté par une collègue : l'accusé aurait maintenu une élève au sol, les mains sur ses épaules, le genou sur son corps et le pied sur ses doigts. Dans le même ordre d'idées, une intervenante a dit avoir été témoin de multiples jambettes. 

Une préposée relate aussi qu'un élève résistait à monter dans l'autobus et qu'elle aurait vu l'accusé le prendre par le bras de façon énergique. La témoin a aussi raconté un moment où l'accusé aurait laissé glisser un élève dans son fauteuil roulant, qui a abouti dans les tables à manger

Deux témoins entendus mentionnent que des élèves ont changé de comportements après avoir été en contact avec Patrick Chabot. Certains seraient devenus agressifs et anxieux. L'un d'eux aurait fait de violentes crises allant jusqu'à briser des murs, relate la surveillante d'élèves, Nicole Fillion.

Le procès, qui a débuté lundi, va se poursuivre mercredi avec les deux derniers témoins à être entendus ainsi que le début de la défense de l'accusé, qui a plaidé non coupable en 2015 aux accusations de voies de fait sur huit jeunes.

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