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Procès de William Labranche : une preuve admissible?

Au procès de William Labranche, cet adepte de sadomasochisme, les avocats ont présenté leurs arguments, vendredi matin, pour permettre au juge Jacques Trudel de décider si un échange de messages électroniques entre l'accusé et une des présumées victimes sera admis en preuve. Une décision favorable donnerait des munitions à la défense, alors qu'elle affecterait la stratégie de la Couronne.

Un texte de Marie-Pier Bouchard

Le document en question contient une série de pages sur lesquelles des captures d’écran ont été imprimées par la mère de William Labranche, Linda Clermont. Elle était d’ailleurs venue témoigner plus tôt au procès pour expliquer comment elle a procédé.

Il s'agit de messages qui auraient été échangés avant l’arrestation de Labranche et d’autres messages qui auraient été envoyés par la présumée victime depuis qu’il est en détention, mais qui seraient restés sans réponse.

Une ordonnance de non-publication ne nous permet toutefois pas d’en dévoiler le contenu.

Notion de consentement

L’avocate de la défense a elle-même admis qu’elle souhaite, avec le dépôt de ces messages, affecter la crédibilité de la deuxième présumée victime, ce qui viendrait toucher la notion de consentement.

La procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Marie-Ève Paquet, s’y oppose puisqu’elle doute de l’authenticité de cet échange de messages.

Me Paquet met en lumière ce qu’elle considère être des incohérences dans la suite logique des messages, ce qui lui laisse croire que le document ne présenterait pas l'échange intégral.

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