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Procès des policiers à Trois-Rivières : le ton monte durant le contre-interrogatoire d'Alexis Vadeboncoeur

Le ton a monté d'un cran mercredi entre l'avocat d'un des policiers et la présumée victime, Alexis Vadeboncoeur, au troisième jour du procès de quatre agents accusés de voies de fait lors d'une arrestation à Trois-Rivières. Le juge Steve Magnan a d'ailleurs dû intervenir à plusieurs reprises pour calmer l'atmosphère.

Le contre-interrogatoire a été marqué par les échanges musclés entre Me Normand Bibeau et Alexis Vadeboncoeur, qui soutient avoir été malmené par les policiers lors de son arrestation pour un vol dans une pharmacie le 2 février 2013. 

L'avocat a notamment demandé à Alexis Vadeboncoeur pourquoi il n'avait pas parlé des bosses sur sa tête, qui aurait été causées par l'arrestation selon lui, à la première infirmière qu'il a rencontrée en prison. Le jeune homme a répondu qu'il était gêné.

Me Bibeau lui a aussi demandé comment il pouvait considérer être une personne timide alors qu'il a braqué une pharmacie et s'est soumis à une fouille à nue au centre de détention.

Alexis Vadeboncoeur a alors demandé à l'avocat d'essayer de se mettre à sa place. « Je ne suis pas un voleur, je suis un avocat », a rétorqué Normand Bibeau. La réplique lui a valu une remontrance de la part du juge Magnan.

Retour sur l'arrestation

Normand Bibeau a affirmé que les policiers ont eu de la difficulté à menotter Alexis Vadeboncoeur, car il était couché en croix par terre et que ses bras étaient difficilement accessibles.

La présumée victime, qui purge actuellement une peine d'emprisonnement pour vol, a expliqué qu'il avait toujours rendu ses bras disponibles. Il a ajouté qu'il avait une certaine expertise en la matière, puisqu'il a des policiers dans sa famille.

Son grand-père était directeur du service de police de l'ancienne ville de Trois-Rivìeres-Ouest. Il a aussi été directeur en déontologie policière et directeur de l'École nationale de police du Québec à Nicolet.

Me Bibeau a saisi l'occasion pour narguer la présumée victime. « Votre grand-père ne vous a-t-il pas dit qu'il ne fallait pas commettre de vol qualifié? », lui a-t-il lancé. Le juge a alors haussé le ton pour la première fois durant ce procès, en commentant à nouveau le comportement de l'avocat.

Au cours du contre-interrogatoire, Alexis Vadeboncoeur a notamment avoué ne pas avoir obéi aux ordres des policiers en entrant dans le stationnement du Cégep de Trois-Rivières.

Barbara Provencher, Marc-André St-Amant, Kaven Deslauriers et Dominic Pronovost font face à plusieurs accusations en lien avec cette arrestation.

  • Voies de fait armées
  • Voies de fait causant des lésions corporelles
  • Usage négligent d'une arme à feu
  • Fabrication de faux rapports
  • Contrefaçon de ces documents
  • Entrave à la justice avec la fabrication de faux rapports

D'après les informations de Maude Montembeault

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