Retour

Procès des policiers à Trois-Rivières : questionnement sur la présumée crise d'épilepsie d'Alexis Vadeboncoeur

La crise d'épilepsie dont Alexis Vadeboncoeur dit avoir été victime à la suite de son arrestation le 2 février 2013 a fait l'objet de nombreux échanges jeudi au palais de justice de Trois-Rivières. Le procès des quatre policiers accusés dans cette affaire en est à sa quatrième journée.

L'un des avocats des policiers a qualifié la crise d'épilepsie de la présumée victime de « pure invention ».

Le jeune homme de 23 ans a expliqué qu'il a perdu connaissance dans le secteur sécuritaire de la prison de Trois-Rivières. Il aurait eu des convulsions devant des codétenus et aurait repris connaissance en cellule d'isolement. Selon lui, c'est une conséquence directe des coups portés lors de son arrestation.

La défense a indiqué qu'il n'existait aucun rapport, tant à l'hôpital qu'à la prison, au sujet de cet épisode. De plus, Alexis Vadeboncoeur n'aurait jamais parlé de cette crise lors d'une rencontre avec un médecin au Centre Cloutier-Durivage, le 22 février 2013.

Malgré la présentation de ces informations, la présumée victime a maintenu sa version des faits

La lumière sur cette présumée épilepsie pourrait être faite vendredi en cour. Les avocats de la défense vont obtenir une copie de rapports médicaux sur cette présumée épilepsie qu'ils réclament depuis le début de la semaine. Le jeune homme, qui a déjà été un consommateur de drogue, n'a toutefois pas consenti à dévoiler tous ses rapports médicaux.

Blessures aux parties génitales

Alexis Vadeboncoeur a fait une nouvelle révélation en cour jeudi. Il affirme que Dominic Pronovost lui aurait aussi frappé et blessé les parties génitales.

Jusqu'ici, Vadeboncoeur soutenait que Barbara Provencher était celle qui avait déchiré ses pantalons et glissé ses mains à l'intérieur en plus de frapper et serrer ses testicules.

Questionné par Me Pierre Dupras, l'avocat de Dominic Pronovost, Alexis Vadeboncaoeur a aussi affirmé que le 21 février 2013, soit une vingtaine de jours après son arrestation, il avait toujours des traces de bottes entre ses jambes et les testicules enflés. Il n'a cependant aucune preuve pour appuyer ses dires.

Après la fin du contre-interrogatoire de Me Pierre Dupras, le juge Steve Magnan a ajourné l'audience afin que les avocats aient le temps de consulter les rapports médicaux.

D'après les informations de Maude Montembeault

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un tsunami de glace sème la panique!





Rabais de la semaine