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Procès entre Alain Fournier et l'UQTR : « ce n'est pas un règlement, c'est plus une reddition »

Dans ce procès, Alain Fournier, ancien directeur du service de l'équipement, espère forcer l'UQTR à accepter l'entente conclue en avril dernier. L'entente, conclue le 18 avril, prévoyait une indemnité de 300 000 $ et la réintégration en tant que professionnel en ingénierie. Alain Fournier a été congédié à l’automne 2013.

Lors de son témoignage jeudi, la présidente du C.A., Francine Ruest-Jutras, a expliqué qu'elle n'était « pas du tout sur la même longueur d'onde que le recteur dans le dossier. « Je ne voyais pas l'urgence », a-t-elle dit. « Je souhaitais que l'on fasse notre preuve devant le tribunal administratif du travail (TAT) parce que je trouve qu'il y a des choses qui ont été dites qui méritent d'être corrigées. »

La présidente du C.A. a aussi affirmé avoir été mécontente lorsqu'elle a vu que l'entente paraphée ne contenait rien, selon elle, pour protéger l'UQTR et qu'une concession de dommages moraux était prévue. « Ce n'est pas un règlement, c'est plus une reddition » a-t-elle lancé.

En outre, Francine Ruest-Jutras a précisé que les menaces de poursuites de l'ex-vice recteur Gilles Charland, quatre jours avant la réunion du conseil, n'ont eu aucune incidence sur la décision du conseil de refuser d'entériner l'entente.

Selon elle, plusieurs membres du C.A. ne souhaitaient pas la réintégration professionnelle d'Alain Fournier « parce qu'il aurait eu des comportements inappropriés alors qu'il était en fonction », allègue-t-elle.

M.Charland est visé par une plainte de harcèlement psychologique dans cette affaire par Alain Fournier qui conteste son congédiement en 2013. Lors de son témoignage, il avait allégué que M. Charland aurait commis des gestes contraire à l'éthique.

Avec les informations d'Amélie Desmarais

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