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Procès pour agressions sexuelles : William Labranche est violent et contrôlant, selon la Couronne

William Labranche « n'a pas pris les mesures nécessaires pour s'assurer du consentement de ses conjointes », a déclaré d'entrée de jeu la procureure Me Marie-Ève Paquet durant le prononcé de sa plaidoirie, jeudi après-midi.

Les plaidoiries dans le dossier de William Labranche se sont poursuivies jeudi au palais de justice de Trois-Rivières. C'était au tour de la Couronne de présenter ses arguments.

William Labranche fait face à une trentaine de chefs d'accusation, dont plusieurs d'agressions sexuelles sur deux présumées victimes et c'est la notion de consentement qui est au coeur de toute cette affaire.

L’avocate a souligné au juge Jacques Trudel qu’une des plaignantes était souvent sous l'effet de la drogue durant les relations sexuelles, ce qui peut laisser croire qu'elle n'a pas pu offrir son consentement.

En citant les témoignages des proches des plaignantes, elle a dépeint l'accusé comme un être violent et contrôlant.

William Labranche a écouté attentivement les propos de l’avocate. Par moments, on voyait qu’il était en désaccord avec ses affirmations.

Des versions contradictions

L’accusé affirme que ses partenaires étaient consentantes et tiraient du plaisir de leurs relations sexuelles.

Les deux plaignantes affirment, quant à elles, que William Labranche les aurait notamment forcées à subir des actes de sodomie.

Elles ont décrit, lors de leur témoignage, des gestes sexuels d'une rare violence.

La défense soutient que les témoignages des plaignantes comportent des contradictions et remet en doute leur absence de consentement.

Jeudi après-midi, la Couronne exposera les raisons pour lesquelles elle croit que les deux jeunes femmes n'étaient pas consentantes.

Témoignages importants

Au cours de ce procès qui a duré des semaines, les deux plaignantes ont témoigné ainsi que l'accusé et sa mère.

Le juge a accepté que la présumée victime âgée de 21 ans donne sa version des faits à partir d’une autre salle de cour que celle où se trouvait l’accusé, car elle se disait incapable de se retrouver dans la même pièce que lui.

Son témoignage a été projeté sur un écran dans la salle où se trouvait le juge et l’accusé. Elle a notamment affirmé que lors de leurs relations sexuelles, en avril 2015, elle avait eu peur de mourir.

Dans l'un des cas, la présumée victime est son ex-petite amie. Les faits qui sont reprochés à William Labranche se seraient produits entre 2011 et 2015.

Quant à la deuxième plaignante, les gestes auraient été commis en avril 2015.

La mère de William Labranche a témoigné au cours du procès. Elle a affirmé être très étonnée des gestes reprochés à son fils.

Admission de voies de fait

William Labranche a été arrêté en avril 2015 après avoir violenté une des deux plaignantes dans un Tim Hortons du Cap-de-la-Madeleine. Un témoin a appelé le 911.

La scène a été captée par une caméra de surveillance. Les images ont été admises en preuve au cours du procès.

William Labranche a plaidé coupable à des chefs de voies de fait envers la jeune femme et deux employés du restaurant.

Avertissement : cette vidéo contient des gestes de violence

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