Retour

Projet de loi sur les activités funéraires : « ce qu'on veut éviter, c'est le n'importe quoi »

Québec a adopté cet automne le projet de loi 66 sur les activités funéraires, qui entoure l'industrie et les rites funéraires dans la province. Un projet de loi bien accueilli par le président de la Corporation des thanatologues du Québec Denis Desrochers, qui croit que la législation en vigueur doit bel et bien être mise à jour.

« Le cadre légal est assez large pour ne pas être trop contraignant, mais de l'autre côté, on donne un enlignement », estime Denis Desrochers, qui est aussi copropriétaire du Centre funéraire Grégoire et Desrochers de Victoriaville.

Les lois en vigueur en matière d'activités funéraires datent pour la plupart des années 70. La religion tenait alors une place primordiale dans les rites funéraires, ce qui n'est plus nécessairement le cas aujourd'hui.

Autre différence majeure : près de 70 % des gens choisissent la crémation plutôt que le cimetière. Le projet de loi 66 s'attarde d'ailleurs à la dispersion des cendres d'un défunt, en précisant que cela doit être fait dans le respect de la dignité de la personne décédée.

Denis Desrochers rapporte que de plus en plus d'urnes funéraires sont abandonnées un peu partout, jusque dans des supermarchés.

Il attribue ce phénomène au fait que plusieurs années après le décès, les gens ne savent plus quoi faire des cendres de leurs parents ou de leurs grands-parents, par exemple. « Les gens ne veulent pas en disposer de façon inappropriée, mais ils ne veulent pas non plus que ça leur coûte cher, donc ils les abandonnent », résume le président de la Corporation québécoise des thanatologues.

Plus d'articles