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Protection des terres publiques : l’exemple du lac Clair

La mobilisation de citoyens a permis de freiner la détérioration et même d'améliorer l'état du lac Clair à Grandes-Piles, en Mauricie. Ces derniers ont fondé un organisme à but non lucratif pour mieux encadrer l'utilisation des terres de la Couronne dans le secteur. La présidente, Kathleen Luyat, croit qu'il faut maintenant se pencher sur le cas du lac Roberge avant qu'il ne soit trop tard.

Un texte de Marie-Pier Bouchard

Il y a 15 ans, des citoyens de Grandes-Piles ont constaté que des gens occupaient illégalement les terres publiques du lac Clair et ont remarqué la présence de nombreux déchets.

À partir de ce moment, des biologistes et des citoyens se sont réunis avec le gouvernement du Québec pour définir l’aire de biodiversité, selon Mme Luyat. Et c’est à ce moment que l’organisme à but non lucratif, Aire Nature, est né.

Depuis, les campeurs qui s’étaient approprié des terres de la Couronne ont été chassés, les berges ont été nettoyées et l’utilisation des lieux est maintenant encadrée.

Aire Nature est devenu un petit camping rustique, un espace naturel préservé où on peut faire de la randonnée.

Mais les règles pour les utilisateurs sont claires et Aire Nature s’assure de les faire respecter.

Le travail n’est pas terminé

Sur le terrain, le travail de nettoyage se poursuit, même après 15 ans.

Superviseur chez Aire Nature, Jean-François Hardy affirme qu’il fait encore des découvertes surprenantes. Il trouve encore régulièrement des déchets en forêt, comme des vestiges de campeurs ou même des pneus.

Le lac Clair est aussi un lieu de rendez-vous pour certains plongeurs qui aident, eux aussi, à poursuivre le nettoyage du site.

« Les plongeurs, quand ils viennent, ils nous ramassent des vieux cruchons de vin, des bouteilles de bière qu'on voit pu. Souvent, c'est grâce aux plongeurs qui en retirent petit peu par petit peu », raconte-t-il.

Le cas du lac Roberge

Le lac Clair est situé à quelques kilomètres du lac Roberge, où des terres de la Couronne ont été laissées en piteux état par des campeurs.

Cet été, l’accès aux roulottes est d’ailleurs interdit. Mais selon la présidente du conseil d’administration d’Aire Nature, Kathleen Luyat, il faudra se pencher plus sérieusement sur le cas du lac Roberge.

« C'est un lac qui a des espèces menacées, le maskinongé, des espèces rares qui sont là depuis longtemps. Si on ne fait rien, on perdra un espace naturel. On perdra des espèces », craint Mme Luyat.

Mme Luyat affirme que les différents acteurs impliqués, soit la MRC de Mékinac, la Municipalité de Grandes-Piles et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) devraient se réunir pour réfléchir à des solutions afin de mieux protéger le lac Roberge.

Le maire de Grandes-Piles, Michel Germain, se dit ouvert à cette idée et admet que le travail d’Aire Nature est un exemple de réussite.

Cependant, même si Mme Luyat est prête à partager l’expertise de l’organisme, elle considère qu’il appartient aux organisations publiques impliquées de se positionner dans le dossier.

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