Pas si lointaine l'époque où Bones n'avait que la peau sur les os. Le cas du chien de type boxer retrouvé dans un état de maigreur extrême en octobre 2015 avait fait bondir d'indignation les fervents défenseurs des animaux. Mais la vie dure, la vie de chien, c'est du passé.

Un texte de Marie-Ève Trudel

« C'est une vie de pacha, dit celle qui a adopté Bones avec son conjoint, Michelle Rheault. On l'abrille avant d'aller se coucher! », rigole-t-elle.

Bones, aujourd'hui âgé de quatre ans, reste à ce jour le pire cas de sous-alimentation connu dans la région. Il pesait 17 kilos lorsqu'il a été récupéré par la Société protectrice des animaux (SPA) de la Mauricie. Il en pèse aujourd'hui littéralement le double, soit 34 kilos. La SPA Mauricie avait reçu une centaine de demandes d'adoption.

« Quand je l'ai vu, dit Michelle Rheault, c'est venu me chercher jusqu'en dedans. Je me suis dit, c'est moi qui va te sortir de la misère », résume-t-elle.

Les cicatrices du passé

Des comportements canins rappellent aux maîtres de Bones qu'il revient de loin.

« La première fois que j'ai sorti une pelle de la remise, le chien s'est sauvé. En secouant un sac de poubelle aussi, même chose, il avait la même réaction », se remémore Daniel Jalbert.

De son ancienne vie, il lui reste son nom, choisi par la SPA Mauricie. Ses maîtres ont décidé de le conserver tel quel.

« Ça fait partie de son histoire », dit Michelle Rheault qui note que son chien a pris « énormément d'assurance » au fil des mois. L'histoire de Bones est d'ailleurs documentée sur son compte Instagram Bones le magnifique.

Nouveau cas de cruauté animale

Alors que Bones apparaît tout pimpant, un nouveau cas de maltraitante animale défraie la manchette à Coaticook en Estrie. Un chien sous-alimenté et mal en point a été retrouvé cette fin de semaine par une résidente du coin.

Bonne nouvelle, si c'en est une : la situation juridique des animaux a évolué depuis le cas Bones.

« La loi au niveau du bien-être animal a changé. L'animal n'est plus considéré comme un bien meuble, mais bien comme un être sensible doté d'impératifs biologiques, explique Sarah-Lise Hamel, responsable des communications à la SPA Mauricie. Les peines aussi sont différentes pour les gens qui peuvent commettre des délits », ajoute-t-elle.

« Il y a encore des enfants maltraités, c'est sûr qu'il va y avoir des chiens maltraités », déplore Michelle Rheault, pour qui le nouveau cas de cruauté animale rappelle de douloureux souvenirs.

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