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Ratés du système de paye Phénix : « Assez, c'est assez », disent les fonctionnaires

Des fonctionnaires fédéraux en ont ras-le-bol des ratés du système de paye Phénix et ont manifesté, ce samedi, dans plusieurs villes de la province, dont Sherbrooke, Shawinigan et Montréal.

À Sherbrooke, la manifestation a eu lieu devant les bureaux de la ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau.

Depuis un an, des dizaines de milliers de fonctionnaires ont été mal payés ou n'ont carrément pas été payés. Les syndiqués déplorent entre autres que, même si les problèmes se succèdent depuis maintenant un an, quelque 300 cadres qui ont travaillé sur Phénix aient, de leur côté, touché de généreuses primes de rendement.

« C'est de faire savoir au gouvernement qu'assez, c'est assez. On est écoeuré. Je travaille, je mérite ma paye », indique Yolande Dostie, présidente du Conseil régional Estrie - Bois Francs de l'Alliance de la fonction publique du Canada, l'AFPC.

Sur les pancartes des manifestants, on pouvait notamment lire le slogan « Mon argent avant les primes ».

« Ça veut dire que présentement, Services publics et Approvisionnement Canada a accepté de verser des primes aux cadres qui ont implanté Phénix. On demande que ces primes soient retirées jusqu'à ce que le problème soit réglé », ajoute Pierre-Luc Dudemaine, représentant local de l'AFPC.

Vendre au rabais

Parmi les fonctionnaires touchés, on retrouve environ 30 % des employés du pénitencier de Drummondville, estime le syndicat.

« Deux, trois, quatre mois sans salaire, c’est inconcevable », confie une travailleuse de l’établissement de Drummondville qui n’a pas reçu son salaire pendant des mois pendant un récent congé de maladie.

« Tu as une maison à payer, une auto et de la nourriture à acheter. C’est stressant. En plus d’être en maladie, je pense que tu n’as pas à vivre avec ce stress supplémentaire », ajoute-t-elle.

Yanick Dufresne, lui, se souviendra longtemps de son dernier congé de paternité.

« Je n’ai pas été payé pendant des semaines. Moi, j’ai trois enfants à la maison, alors ça crée beaucoup de problèmes. Il manque toujours des primes à nos payes, alors ça implique encore des dédommagements à avoir. C’est encore des sous en moins. On ne sait pas comment vont marcher les T4 », explique-t-il.

« Il y a des gens qui ont dû vendre au rabais leur propriété parce qu’ils n’arrivaient tout simplement pas », ajoute Yvon Barrière, vice-président du syndicat des employés du solliciteur général.

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