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Réactions au jugement de la Cour supême sur les Métis et les Indiens non inscrits

La décision de la Cour suprême au sujet des Métis et des Indiens non-inscrits suscite des réactions en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Le chapitre trifluvien de l'Alliance autochtone du Québec compte 600 membres, des Métis et des Indiens non inscrits.

Un texte de Guy Marcotte

Son président, Yves Cadorette, est très heureux du jugement du plus haut tribunal du pays. Il espère, notamment, que cela va permettre à ses membres de chasser, pêcher et trapper sans quota, quand ils le veulent.

Yves Cadorette souhaite, aussi, que le jugement ouvre la porte à ce que des organismes comme celui qu'il dirige obtiennent du financement pour offrir des services à leurs membres. Il donne l'exemple de services pour faciliter l'intégration des Métis et des Indiens non inscrits qui s'installent dans les villes. « Quand ils arrivent, ils sont démunis. Ils ne savent pas où aller et il n'y a pas grand monde pour les aider parce qu'il y a encore des tabous », explique Yves Cadorette.

Des questions

Dans les communautés autochtones, le jugement de la Cour suprême soulève des questions. C'est le cas chez les dirigeants abénaquis de Wôlinak, au Centre-du-Québec.

Leur chef, Denis Landry, observe que de nombreuses personnes se proclament métisses. Il se demande comment on pourra déterminer qui est vraiment métis. « Ça sera aux communautés autochtones de définir qui est Métis de leur nation et qui ne l'est pas. »

Le conseil de bande de Wôlinak a demandé un avis légal afin de savoir quel effet le jugement de la Cour suprême pourrait avoir sur cette communauté.

Avec les informations de Maude Montembeault

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