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Recrudescence des odeurs nauséabondes à Saint-Étienne-des-Grès

Des citoyens de Saint-Étienne-des-Grès dénoncent une recrudescence des odeurs qui émanent du site d'enfouissement de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie (RGMRM).

Une douzaine de plaintes ont été déposées au cours des dernières semaines au ministère de l'Environnement. Ce dernier a émis un avis de non-conformité à la RGMRM.

Le président de la Régie, René Goyette, confirme l'avoir reçu, mais estime ne rien pouvoir faire pour le moment.

Cause du problème d'odeurs

Vingt-trois nouveaux puits de captation des biogaz ont été creusés cet été, mais l'achat des tuyaux pour acheminer le gaz a pris plus de temps que prévu en raison des règles entourant les appels d'offres publics, affirme la Régie.

En attendant, des bouchons ont été mis sur les puits, mais la pression est trop forte et le gaz s'échappe directement dans l'atmosphère, ce qui occasionne des odeurs.

Risques pour la santé

Des citoyens se sont plaints de réactions physiques qu'ils croient être liées aux gaz du site d'enfouissement. « Il y en a qui ont eu des picotements dans la gorge, d'autres ont eu des maux de tête », raconte le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry, qui a contacté les autorités médicales.

De son côté, la Direction de la santé publique au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) est en attente d'informations au sujet des gaz, afin de déterminer s'ils comportent des risques pour la santé.

La Santé publique affirme être en contact avec la Municipalité de Saint-Étienne-des-Grès et le ministère de l'Environnement.

Retard dans les travaux

L'installation des puits de captation et leur branchement devaient être terminés le 15 août, mais il faudra probablement attendre la fin octobre avant la fin des travaux. 

Le président de la RGMR aura souhaité que Québec lui donne l'autorisation de ne pas passer par un processus d'appel d'offres public pour l'achat de tuyaux,

« Si je n'étais pas allé en appel d'offres public, c'est trois à quatre semaines qu'on aurait récupérées dans le temps », estime René Goyette. 

D'après les informations d'Amélie Desmarais

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