La restauration de maisons ancestrales demande de la patience et une expertise pointue. Depuis 1978, un charpentier menuisier du Centre-du-Québec en a fait une véritable passion. Michel Martel en est à restaurer son 60e bâtiment.

Son projet actuel est celui d'une maison qui date du 18e siècle. Située sur le boulevard des Acadiens, à Bécancour, dans le secteur Saint-Grégoire, elle aurait appartenu autrefois à la famille Désilets.

La démolition se fait par étapes. Elle nécessite la numérotation de chaque pièce « pour être capable de les réinstaller, explique Michel Martel. Le toit va être numéroté, les planchers de madrier vont être numérotés, la charpente... », énumère-t-il.

En 40 ans, Michel Martel a fait des découvertes surprenantes. Des artefacts, comme des bouteilles d'alcool ou encore des pages de journaux sont régulièrement trouvées.

Les matériaux utilisés à l'époque révèlent des détails sur les anciens propriétaires des lieux.

« Les gens étaient relativement à l'aise pour avoir des tapisseries comme ça parce qu'il y avait plusieurs couleurs dedans, dit Michel Martel. Plus il y avait de couleurs dans une tapisserie, plus elle coûtait cher ».

Cette maison, qui a plus de 200 ans, aurait pu se retrouver au site d'enfouissement.

La maison est constituée de diverses couches. Tout est retiré et examiné au peigne fin.

Une fois démontée, la maison rejoindra ses nouveaux propriétaires à Thetford Mines. Michel Martel est persuadé que ce vestige du passé va combler sa nouvelle famille.

« Les gens achètent pour ça, les gens achètent une âme », dit-il.

Plus d'articles