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Registre des armes à feu : les marchands « dans le néant »

Le registre québécois des armes d'épaule est entré en vigueur lundi et des propriétaires de commerces de chasse et pêche sont exaspérés, car ils estiment manquer d'information sur son fonctionnement.

« On ne sait pas où se garrocher encore. On a eu une lettre d'information, mais pas plus que ça », déplore Jean-Guy Lachance, propriétaire de Lachance chasse et pêche.

M. Lanchance fait partie d'une soixantaine de propriétaires de magasins de chasse et pêche qui étaient à Drummondville lundi pour préparer les achats de la prochaine saison.

Dorénavant, tous les propriétaires d'armes à feu et les commerçants qui en font la vente ont un an pour enregistrer leurs armes, sans quoi ils s'exposent à des amendes. L'enregistrement se fait en ligne gratuitement auprès du service d'immatriculation des armes à feu.

« La semaine passée, j'ai fait une réunion avec mes vendeurs au magasin et on a appelé le gouvernement pour savoir quelle était la procédure et on n'a pas été capable de me répondre, donc on est un peu dans le néant présentement par rapport à ce qu'on doit faire », peste néanmoins Daniel Beaupré, propriétaire de Marine Lamy.

« Il y a aussi une certaine injustice, soutient le directeur d'Ecotone, Richard Auger. Les autres provinces n'ont pas à se conformer à un registre. Il faut savoir que là ce sont les particuliers, les consommateurs, qui vont devoir faire cet enregistrement-là. »

« C'est un irritant autant pour les commerçants que pour les individus et qui va être inutile au niveau de la sécurité », mentionne quant à lui Maurice Gariépy, propriétaire de L'Aviron chasse et pêche.

Dimanche, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, soutenait toutefois le contraire. Ce dernier assure que l'outil sera important lors d'interventions ou d'enquêtes policières.

« L'immatriculation des armes à feu contribue aussi à appuyer et sécuriser les interventions des policiers, à disposer d'une meilleure traçabilité des armes à feu, au dépistage de celles qui auraient été volées et à déterminer des conditions de mise en liberté d'un individu prononcé par le tribunal », a indiqué le ministre Martin Coiteux.

Pour la première année, les coûts associés au service d'immatriculation des armes à feu sont estimés à 20 millions de dollars.

D'après les informations de Marie-Hélène Rousseau

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