Retour

Relations sexuelles avec une mineure: 90 jours de prison pour Marc Bergeron

Marc Bergeron, qui a plaidé coupable en octobre 2015 à un chef d'accusation d'exploitation sexuelle alors qu'il était en position de confiance, purgera à compter du 2 juillet une peine de 90 jours de prison les fins de semaine. Il sera aussi inscrit au registre des délinquants sexuels pendant 20 ans.

Dans sa décision rendue au palais de justice de Shawinigan, le juge a retenu certains facteurs atténuants et affirme que le processus judiciaire a fait son œuvre sur l'accusé. Le juge a aussi retenu les regrets et l'empathie dont a fait preuve Marc Bergeron à l'égard de la victime.

Marc Bergeron, maintenant âgé de 42 ans et résidant de Sainte-Thècle, n'a aucun antécédent judiciaire. Il dirige maintenant sa propre entreprise forestière. La défense a fait valoir que si l'accusé allait en prison, la compagnie ne pourrait survivre et les employés perdraient leur emploi.

La Couronne demandait une peine de deux ans moins un jour, alors que la défense réclamait la peine minimale, soit un emprisonnement discontinu de 45 à 90 jours.
Les faits reprochés ont eu lieu entre novembre 2008 et avril 2010. L'accusé était âgé de 36 ans. L'accusé et la victime, à l'époque âgée de 16 ans, ont eu des relations sexuelles complètes à plusieurs reprises. Les gestes reprochés ont été commis dans un contexte de relation amoureuse réciproque, comme le prouvent des lettres qui ont été déposées en preuve.

La mère de la victime déçue

La mère de la victime est très amère de cette peine. Elle se dit « vraiment pas contente » et croit que cette sentence ne veut rien dire. « Il va aller faire de la prison la fin de semaine et continuer à magasiner la semaine », a-t-elle déploré.

Elle rappelle que les gestes qu'il a commis ont encore des impacts sur la vie de sa fille, même si six ans ont passé depuis. Elle déplore aussi que les autres chefs d'accusation aient été abandonnés.

Sur le même sujet : La mère d'une victime dénonce des délais judiciaires « ridicules » 

Avec les informations de Valérie Houle.

Plus d'articles

Commentaires