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Reprise des grèves tournantes en santé, éducation et services sociaux

Les employés du secteur public, membre du Front commun intersyndical, entament une deuxième série de grèves tournantes pour dénoncer la lenteur des négociations et les offres gouvernementales.

Le mouvement de grève dans les réseaux de la santé et des services sociaux, d'une durée de deux jours, touche aujourd'hui et demain les régions du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de l'Outaouais, l'Abitibi-Témiscaminque, Lanaudière, les Laurentides, la Baie-James et le Nunavik.

Les services essentiels sont assurés. Ainsi, les services de l'urgence, des soins intensifs et coronariens sont entièrement maintenus dans les hôpitaux. Pendant ce temps, les employés des autres services effectuent, à tour de rôle, leur tour de grève pour assurer la continuité des soins et des services.

La région de Québec sera également touchée jeudi et vendredi alors que le mouvement atteindra Montréal les 16 et 17 novembre prochain.

Les syndiqués ont décidé de poursuivre leurs moyens de pression malgré le dépôt des nouvelles offres du gouvernement vendredi dernier. Les nouvelles offres ont été rejetées du revers de la main par les syndicats qui les ont qualifiés de « poudre aux yeux ».

Le gouvernement offrait initialement un gel de salaire pour les deux premières années de la prochaine convention collective de ses employés et des augmentations de 1 % pour les trois années subséquentes du contrat de cinq ans.

Le président du Conseil du Trésor a toutefois présenté de nouvelles offres, vendredi dernier, proposant de permuter la deuxième et la cinquième année. M. Coiteux propose toujours 3 % d'augmentations salariales pour cinq ans, mais répartis différemment. Il a également ajouté des assouplissements sur la réforme du régime de retraite et un exercice de révision des salaires nommé « relativité salariale ».

La présidente de la CSQ, Louise Chabot, estime que le ministre Martin Coiteux ne semble pas avoir compris le message, voulant que les travailleurs ne se laisseront pas appauvrir « pour financer des baisses d'impôt aux entreprises et aux plus riches ». Elle affirme que si le gouvernement continue de faire la sourde oreille, le Front commun sera prêt à « hausser le ton » dans les prochaines semaines.

De son côté, le président de la FTQ, Daniel Boyer, estime que la détermination et la grande mobilisation des travailleurs du secteur public lors du premier tour de débrayages ont eu un écho à Québec et elles ont forcé le gouvernement à faire un geste. Mais, il ajoute que ce qui a été mis sur la table vendredi est nettement insuffisant pour parvenir à une entente négociée.

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