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Reprise du procès des quatre policiers dans l'affaire Vadeboncoeur : des infirmières témoignent

Les quatre policiers accusés de voies de fait sur Alexis Vadeboncoeur à la suite d'une arrestation en février 2013 étaient de retour en cour lundi. La preuve de la Couronne complétée, au tour de la défense de présenter la sienne.

En cette 11e journée de procès, qui a repris après trois semaines de pause, les avocats des quatre policiers ont fait entendre deux infirmières.

La première appelée à la barre, Martine Gagnon, était en poste au centre de détention de Trois-Rivières le 3 février 2013 quand Alexis Vadeboncoeur a été amené par les policiers.

Martine Gagnon a rencontré et examiné Alexis Vadeboncoeur à la demande des agents correctionnels, au lendemain de son arrestation. Il avait passé la nuit au poste de police avant d'être conduit à la prison de Trois-Rivières.

À ce moment, elle n'a remarqué rien d'anormal qui puisse justifier son transfert vers le centre hospitalier. Alexis Vadeboncoeur se serait plaint de douleurs aux poignets et aux chevilles, mais sans plus. Il avait plusieurs égratignures au visage, mais les plaies étaient propres, a-t-elle relaté.

Une deuxième infirmière, Mélissa Langevin, a vu monsieur Vadeboncoeur une douzaine de jours plus tard à la demande de celui-ci. C'est à ce moment qu'il a révélé avoir été battu par des policiers.

Alexis Vadeboncoeur se plaignait alors d'une douleur à l'aine. Lorsqu'elle l'a rencontré, le détenu ne lui a pas fait mention d'autres douleurs mis à part une douleur concernant les chevilles et les poignets. 

D'après les informations de Pierre Marceau

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