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Retard scolaire au primaire : une statistique qui inquiète

Près d'un élève sur cinq a commencé son secondaire à 13 ans plutôt que 12 l'an dernier à la Commission scolaire Chemin-du-Roy en Mauricie. C'est deux fois plus que dans l'ensemble du Québec. Cet écart préoccupe la Commission scolaire qui mène une consultation auprès des parents.

Un texte de Claudie Simard

Les raisons qui font en sorte qu’un enfant entre au secondaire plus tard que prévu sont nombreuses.

Il peut avoir repris une année au primaire, avoir fait partie des classes de francisation pour s’intégrer ou encore avoir été dans un parcours en adaptation scolaire en raison de ses difficultés d’apprentissage.

Dans le réseau public du Québec, c'est une situation qui touche un élève sur dix (11 %), et non un sur cinq (19,8 %) comme c'est le cas à la Commission scolaire Chemin-du-Roy.

Les parents interpelés

C’est pourquoi la Commission scolaire Chemin-du-Roy a décidé d'inclure le sujet dans la consultation qu’elle mène présentement auprès des parents, avec un sondage en ligne de plus de cent questions concernant la persévérance scolaire.

La direction se demande si ces retards peuvent nuire à la persévérance scolaire des enfants.

La Commission scolaire ne souhaite pas commenter les données avant de terminer les travaux de consultation du Plan d’engagement vers la réussite.

Par courriel, elle répond toutefois qu’elle « poursuivra attentivement ses analyses sur le retard scolaire et mettra en place des pratiques efficaces pour améliorer le cheminement scolaire de ses élèves ».

La Politique de la réussite éducative du ministère de l’Éducation a entre autres pour objectif de réduire à 10 % la proportion d’élèves entrant à 13 ans ou plus au secondaire d’ici 2030.

Quels sont les impacts?

Le taux d’élèves ayant un retard scolaire à la Commission scolaire Chemin-du-Roy « semble assez élevé par rapport à ce qu’on voit dans d’autres systèmes éducatifs », selon le professeur et psychologue de la Faculté des sciences de l'éducation à l’Université Laval, Égide Royer.

La situation est préoccupante puisque selon lui, ces jeunes ont moins de chance d’obtenir un diplôme.

L'idéal selon lui serait d’intervenir beaucoup plus tôt, en faisant davantage de dépistage et d’accompagnement.

Un avis que partage la présidente du syndicat de l'enseignement des Vieilles-Forges, Claudia Cousin.

Elle tient aussi à préciser que la décision de faire reprendre une année à un élève n'est pas prise à la légère. Un comité est formé pour trouver le meilleur moyen d'aider l'enfant.

Elle soutient que « c’est très alarmant aussi si on regardait les statistiques des enfants qui continuent d’une année à l’autre et qui n’ont pas les acquis et qui finissent par avoir de graves difficultés d’apprentissage ».

La Commission scolaire estime qu’elle sera en mesure de mieux expliquer ce portrait à la fin de la consultation prévue en juin 2018.

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