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Retour de mission pour le Lampsilis de l'UQTR dont les expéditions sont de plus en plus rares

Le navire de recherche de l'UQTR, le Lampsilis, revient d'une expédition de deux jours sur le lac Saint-Pierre où des étudiants du Québec et de l'Ontario ont participé à une mission de recherche. Les sorties du Lampsilis se font de plus en plus rares en raison des compressions budgétaires. 

Cette mission de recherche sur le navire de 25 mètres, équipé comme un bateau de pêche, mais aussi comme un laboratoire, a permis aux étudiants à la maîtrise et au doctorat de recueillir des données à 6 endroits différents sur le Lac Saint-Pierre. « On a la possibilité pas seulement de former des étudiants à ce travail, mais également de constituer une base de données pour la recherche à l'université, pour nos collègues au ministère, précise le professeur André Bertolo. C'est quelque chose pour nous très important. »

Une fois de retour sur la terre ferme, les étudiants doivent mettre en commun les milliers de données recueillies pendant le séjour. « À chaque station, on échantillonne presque un kilomètre de fond sur peut-être 25 mètres de large, explique Gilbert Cabana, professeur en science aquatique. Donc, multipliez ça par 6, ça fait 6 ou 7 kilomètres de fond qui ont été échantillonnés en 2 jours. »

Des sorties de plus en plus rares pour le Lampsilis

Les missions ont été nombreuses jusqu'en 2012 pour le Lampsilis, dont la construction a coûté près de 3 millions $ en 2005, mais depuis, le navire reste à quai la plupart du temps. L'équipe de chercheurs qui l'utilise déplore qu'elle n'a plus les moyens de ses ambitions.

« Il y a un programme de subventions spécialement pour les missions scientifiques du Conseil national de recherches qui est passé [...] de 15 millions $ pour l'ensemble du Canada  [lorsqu'on a construit le navire], à aujourd'hui, croyez-le ou non, un million $ par année pour l'ensemble du Canada », dénonce Pierre Magnan, professeur titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écologie des eaux douces.

Le professeur Pierre Magnan craint pour l'avenir du navire construit pour étudier l'écologie du fleuve Saint-Laurent et des Grands Lacs et cherche d'autres sources de financement. Alors qu'Ottawa se désengage de la recherche scientifique, il se tourne vers le gouvernement québécois qui peaufine actuellement une stratégie maritime.

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