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Retour des Hells à Trois-Rivières : « Un éternel recommencement » 

« Les Hells sont en reconstruction », affirme le journaliste à la retraite André Cédilot, spécialisé dans le crime organisé. Il n'est pas étonné d'apprendre que le chapitre des Hells Angels à Trois-Rivières serait le prochain à renaître de ses cendres.

Un texte de Pierre-André Cloutier

André Cédilot était en entrevue à l'émission Chez nous le matin. Il réagissait à un article de La Presse qui rapportait qu'un motard aurait été aperçu avec une veste de la section de Trois-Rivières sur le dos.

Selon l'ancien journaliste, il faut six membres actifs pour remettre sur pied un chapitre. Pour être considéré comme « actif », un membre doit être en liberté, sans condition de libération.

Toutefois, les Hells Angels devront se trouver un nouveau lieu de rencontre en raison de la destruction du bunker en juin 2015.

À l'époque, le porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Jean-Pascal Boucher, avait déclaré qu'il s'agissait d'un symbole fortement associé au crime organisé. En 2009, 22 membres se rendaient au bunker du boulevard Saint-Jean lors des rencontres du groupe criminel.

D'après des informations, les chapitres de Montréal et de la Rive-Sud auraient déjà repris vie.

Plus discrets

D'après André Cédilot, les Hells seront cependant plus discrets cette fois-ci. « Pour éviter les observations de la police et des citoyens [...] on fait les meetings dans les bars », explique l'ancien journaliste. Il croit néanmoins que les fameux dossards des motards seront toujours bien visibles puisque « c'est la marque de commerce des Hells ».

L'organisation criminelle avait été durement touchée par l'opération SharQC, en 2009, qui avait nécessité trois ans d'enquête et s'était soldée par l'arrestation de 127 personnes au Québec.

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