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Retour sur les dernières élections au Conseil national du Bloc québécois

Les membres du Bloc québécois sont réunis à Trois-Rivières pour le premier Conseil national du parti depuis les élections fédérales d'octobre dernier. Les membres profitent de la journée de samedi pour discuter des défis qui attendent le parti et faire de point sur sa défaite.

C'est le président et ancien chef du parti, Mario Beaulieu, qui a ouvert le Conseil national, samedi matin, avec un discours sur le thème de l'indépendance. Celui qui a envisagé de briguer à nouveau la direction du Bloc Québécois avant de se désister vendredi a invité les membres à ne pas perdre de temps pour relancer la campagne de promotion de l'indépendance.

Les données de la dernière campagne ont été présentées à huis clos aux membres en après-midi. Le parti a réussi à faire élire 10 députés soit 6 de plus que lors des élections précédentes, mais il a recueilli 71 000 votes de moins qu'en 2011. Pour la première fois de son existence, il a récolté moins de 20 % des suffrages au Québec.

Malgré les difficultés de son parti aux dernières élections, le chef intérimaire, Rhéal Fortin, ne remet aucunement en question l'avenir du Bloc québécois.

« Quelles inquiétudes, a-t-il lancé. Moi je n'entends pas d'inquiétudes, moi tout ce que j'entends c'est que du positif. »  ll affirme que les membres de son parti sont enthousiastes et qu'ils veulent travailler pour le pays. « Les seuls qui semblent inquiets du Bloc québécois, c'est les partis fédéralistes parce que nos interventions ne leur plaisent pas nécessairement toujours », ajoute-t-il.

Course à la direction

La question de la succession du chef démissionnaire, Gilles Duceppe, figure aussi au menu des discussions. Les instances du parti semblent unanimes pour que la course à la direction du parti ait lieu en 2017.

Trois candidats sont en réflexion : Catherine Fournier, 23 ans, candidate défaite aux dernières élections, Xavier Barsalou-Duval, 27 ans, élu dans Pierre- Boucher-Verchères, et Denis Trudel, défait dans Longueuil-Saint-Hubert, et qui a exprimé sa préférence pour une course à la direction dès l'automne 2016.

Le parti sollicite les associations régionales

Un des enjeux abordés ce samedi est le financement du parti. Le Bloc québécois, qui avait demandé sans succès au gouvernement de Justin Trudeau de rétablir la subvention abolie en 2011 d'environ 2 $ pour chacun des votes récoltés, entend solliciter les associations régionales de contés pour qu'elles contribuent davantage à la caisse du parti.

S'il avait eu droit à ces 2 $ par vote, le Bloc aurait touché 1,6 million $ par année. Le Bloc québécois qui n'est plus reconnu comme un parti politique officiel à la Chambre des communes depuis 2011 n'a plus accès non plus à un budget de recherche.

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