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Santé mentale : une victime des compressions budgétaires?

Les parents d'un jeune homme souffrant de problèmes de santé mentale affirment que leur fils, âgé de 26 ans, est victime des compressions budgétaires. Il a, récemment, perdu l'intervenant qui le suivait depuis cinq ans.

Depuis, leur garçon, anxieux, multiplie les visites aux urgences. Dernièrement, il s'est retrouvé devant les tribunaux pour vol à l'étalage. Les parents voient un lien direct entre ces événements et la perte de son intervenant.

L'intervenant lui offrait un soutien à raison de 35 heures par semaine, il y a un an. Une nouvelle éducatrice accompagne désormais le jeune homme de 8 à 12 heures par semaine.

Les heures d'accompagnement ont diminué au printemps, au moment des compressions budgétaires en santé. Le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec assure que les coupes n'ont rien à voir avec la situation que vit le jeune homme.

« La façon dont on octroie les services, c'est suite à une évaluation clinique individualisée de chaque usager. À partir de cette évaluation-là, qui est faite par des professionnels, on va établir un plan d'intervention », indique Évelyne Pagé, du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Les parents espèrent que leur garçon retrouvera ses repères. Ils sont à bout de souffle.

D'après les informations de Marie-Eve Cousineau

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