Retour

Sept visites à l'urgence de Shawinigan avant d'avoir le bon diagnostic

Un citoyen de Shawinigan interpelle le ministre de la Santé. Dans sa lettre adressée à Gaétan Barrette, Pierre Vanasse remet en question la qualité des soins à l'urgence de l'Hôpital du Centre-de-la-Mauricie, puisque plusieurs visites ont été nécessaires pour déceler un problème de santé majeur chez sa conjointe.

Ce n'est qu'après une septième visite en un mois à cette urgence, en 2016, que son épouse Linda Bérubé a reçu un diagnostic de thrombose veineuse. Elle a dû être hospitalisée et opérée d’urgence.

Lors de la chirurgie, les médecins ont dû retirer un mètre de l’intestin grêle de Linda Bérubé. Elle a été maintenue dans un coma artificiel pendant huit jours et a passé en tout un mois à l’hôpital.

« Avec ce que le système de santé coûte aux Québécois, il semble qu'on pourrait faire mieux que ce qu'on fait à l'heure actuelle », croit M. Vanasse.

Pour sa part, le ministre Barette refuse de commenter un acte médical en particulier.

Plainte au CIUSSS MCQ

Pierre Vanasse a aussi envoyé une lettre à la Commissaire aux plaintes du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ).

Selon lui, lors de leur troisième visite à l'urgence, un radiologiste aurait fait une mauvaise lecture d’un examen médical.

En réponse à sa plainte, il a d'ailleurs reçu une lettre lui indiquant qu'une lecture adéquate des résultats d’examen aurait pu éviter qu’une telle situation ne se produise.

Dans cette lettre, on lui explique aussi que de la documentation a été distribuée aux urgences de l'hôpital pour éviter qu'une situation semblable ne survienne à nouveau.

« Ce que j'ai compris au travers du temps, c'est que les médecins qui étaient présents à l'urgence ne savaient pas du tout ce que c'était une thrombose veineuse. Ils ne savaient pas ce que c'était, ils n'en avaient jamais vu », insiste-t-il.

La plainte de Pierre Vanasse est maintenant devant le comité de révision du CIUSSS MCQ, qui précise que son devoir de confidentialité l’empêche de commenter le dossier.

D'après les informations de Sarah Désilets-Rousseau

Plus d'articles