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Shawinigan : Nemaska Lithium soulagée d'avoir franchi une étape de plus

L'entreprise Nemaska Lithium s'est dite soulagée que son projet d'usine dans l'ancienne usine Laurentide de Shawinigan ait franchi une étape de plus. Le registre ouvert lundi à l'hôtel de ville n'a pas obtenu suffisamment de signatures pour freiner le projet.

Le directeur responsabilité sociale et environnementale Simon Thibault rapporte que l'entreprise avait été étonnée par la tenue du registre et qu'elle est maintenant très heureuse d'avoir pu passer à travers cette étape-là.

Pour écouter l'entrevue de Simon Thibault de Nemaska Lithium à l'émission Chez nous le matin, cliquez ici.

L'entreprise reconnaît que si son projet d'usine n'avait pas pu avoir lieu dans l'ancienne usine Laurentide, elle aurait remis en question sa présence à Shawinigan. Le directeur Simon Thibault rappelle que Nemaska Lithium n'est toujours pas propriétaire du terrain de l'ancienne papetière. Elle attend qu'une entente ait lieu entre la Ville de Shawinigan et Produits forestiers Résolu avant d'aller de l'avant avec son plan de consultation.

Seulement trois signatures

Seulement trois personnes ont signé lundi le registre pour s'opposer au changement de zonage dans le secteur de l'ancienne usine Laurentide, à Shawinigan, qui pourrait permettre la venue de Nemaska Lithium. Il aurait fallu 68 signatures de registre pour contrecarrer le projet.

Le maire Michel Angers s'est réjoui de la tournure des événements. Par communiqué, il a dit : « je suis très heureux du message que la population vient de nous donner. C'est un signal clair du désir de vouloir poursuivre notre travail de développement économique. L'entreprise Nemaska est la bienvenue à Shawinigan. »

Lors de l'ouverture du registre lundi matin, une trentaine de personnes en faveur du projet manifestaient devant l'hôtel de ville. Il s'agissait de citoyens, mais aussi d'une quinzaine de travailleurs, des tuyauteurs de la section 144. « On a besoin de projets pour faire travailler les gens », a déclaré l'un d'entre eux.

La présence de ces manifestants a incommodé l'instigateur de la tenue du registre, Bernard Soucy, qui rapporte aussi avoir été menacé sur Facebook depuis sa sortie publique dans le dossier. « Il y a des limites à se faire crier après quand on va voter à un référendum, s'indigne-t-il. C'est malheureux pour la politique; ce qui arrive, c'est que les gens n'osent plus s'exprimer. »

Questionné sur la présence de manifestants, le maire Michel Angers a dit que « les gens ne se laissent pas impressionner par quelques individus qui font des manifestations ». Il a ajouté : « Si les gens se sentent intimidés, ça je n'y peux rien et ce n'est certainement pas l'objectif. L'important, c'est que les gens qui veulent s'exprimer puissent le faire ».

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