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Sidaction Mauricie veut éviter le judiciarisation des sidéens

Dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le SIDA, Sidaction Mauricie réclame une modification du Code criminel pour éviter la judiciarisation des personnes sidéennes.

L’organisme indique qu’en Mauricie, 120personnes vivent avec le VIH et que deux cas d’infection s’ajoutent chaque année.

Sidaction Mauricie affirme que les personnes vivant avec le VIH souffrent encore de discrimination.

Dans la foulée de la refonte du Code criminel, l'organisme milite pour que les poursuites criminelles contre les sidéens se limitent aux cas de transmission intentionnelle.

Le Québec serait la province avec le plus de poursuites de personnes ayant craint d'avoir eu le SIDA, sans pour autant l'avoir contracté, souligne l'organisme.

Toujours selon Sidaction Mauricie, les personnes vivant avec le VIH font ainsi face à des accusations d'agressions sexuelles graves, car le consentement n'est pas considéré comme éclairé. Ce genre de poursuite a lieu dans des cas où le partenaire en santé prétend ne pas être au courant que la personne avec laquelle ils ont eu des relations sexuelles avait le SIDA. Dans plusieurs cas, la cour a tranché en faveur du plaignant, qui n'avait pourtant pas contracté le VIH.

« On aimerait qu'on puisse seulement attaquer quelqu'un en justice s’il y a eu une intention et une transmission. Mais ces cas-là sont très rares. C'est rare que les gens ont une intention de transmettre le VIH », plaide la coordonnatrice de Sidaction Mauricie, Anick Beneke.

L'organisme estime que beaucoup d'éducation reste à faire, notamment sur le port du condom, qui permet d'éviter toute propagation du SIDA s'il est bien utilisé.

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