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Soie d'Amérique : des cultivateurs du Vermont s'allient à la coopérative Monark

Des cultivateurs du Vermont aux États-Unis ont joint la coopérative Monark pour produire de l'asclépiade, connue aussi sous le nom de soie d'Amérique. Leur culture est destinée à l'usine de transformation des industries Encore 3, située à Saint-Tite en Mauricie.

Un texte de Claudie Simard

Les agriculteurs de la coopérative ont une entente d'exclusivité avec l'entreprise, qui s'engage à acheter leurs récoltes pour produire une fibre textile. C'est la raison principale pour laquelle les cultivateurs américains ont décidé d'en faire partie.

La coopérative leur permet aussi d'avoir les semences à meilleur prix, comme l'explique le cultivateur Roger Rainville. « Avec le gouvernement (des États-Unis), les graines, c'est 130 $ US la livre; avec la coopérative, c'est 30 $ la livre, et on n'a pas besoin de payer avant qu'on ait les récoltes! »

Cette année, cinq cultivateurs américains ont semé de l'asclépiade grâce à la coopérative Monark. Celle-ci compte même réserver un des sièges de son conseil d'administration à un représentant des États-Unis.

« Au début on avait un petit peu d'inquiétude, raconte le président de la coopérative Daniel Allard, mais c'est finalement un beau partenariat qui se dessine et dont le papillon monarque va bénéficier. »

Un programme pour les insectes pollinisateurs

Les cultivateurs américains ont droit à un coup de pouce que leurs compères canadiens n'ont pas: une subvention du gouvernement, qui vise à soutenir le papillon monarque et les insectes pollinisateurs qui sont essentiels à l'agriculture.

En fonction de l'état où ils se trouvent et de la superficie de terrain où ils comptent semer, les agriculteurs au sud de la frontière peuvent recevoir environ 800 $ US par acre de terre consacrée à l'asclépiade. Ce programme couvre environ 75 % des frais liés à l'implantation de la culture d'asclépiade, selon les responsables au service de conservation des ressources naturelles des États-Unis.

Pour l'agronome et professeure à l'Université du Vermont Heather Darby, c'est « un exemple phénoménal » de travail conjoint entre les agriculteurs et les pollinisateurs. Elle estime que la culture d'asclépiade est une solution où tout le monde gagne: les agriculteurs, la nature et l'économie. Il ne reste qu'à attendre que cette culture soit connue dans le reste du pays, selon elle.

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