Retour

Sols instables à Trois-Rivières-Ouest : la Ville envoie une mise en demeure à un promoteur

Radio-Canada a appris que la Ville de Trois-Rivières met en demeure le promoteur Jean-François Corbeil ainsi que l'ingénieur conseil responsables d'un développement immobilier dans le secteur Trois-Rivières-Ouest. Selon la Ville, les conduites souterraines de la rue Place de la Corse s'affaissent.

Dans le document envoyé le 16 novembre, la Ville demande aux parties impliquées d'apporter les modifications nécessaires à des travaux d'aménagement de la rue Place de la Corse. La Ville dit avoir constaté que les travaux avaient été mal exécutés.

Dans les contrats de construction émis par la Ville pour les développements immobiliers de la sorte, il est de la responsabilité du promoteur d'aménager les conduites d'aqueduc et d'égouts ainsi que l'asphaltage avant que la Ville en prenne possession pour la somme symbolique d'1$.

Dans ce cas-ci, le porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant, soutient que c'est lors de l'inspection finale que la problématique a été constatée.

C'est pas supposé de s'enfoncer ça. Le travail n'a pas été fait dans les règles de l'art.

Yvan Toutant, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières

« On a tenté d'entrer en contact avec le promoteur, l'entrepreneur, l'ingénieur, voyant qu'il n'y a rien à faire, nous leur avons envoyé une mise en demeure leur donnant une dizaine de jours pour nous signaler qu'ils allaient corriger la situation », explique Yvan Toutant.

Si la Ville n’obtient pas de réponse, M. Toutant assure qu'elle portera la cause devant les tribunaux.

Une autre version

Joint au téléphone, le promoteur Jean-François Corbeil confirme avoir reçu la mise en demeure. Il a transféré le tout à l'ingénieur qu'il avait engagé en sous-traitance et à ses avocats. Selon lui, la Ville a changé de version depuis le début dans le dossier.

Il soutient qu'alors qu'il était question de conduites qui s'affaissent au départ, il serait maintenant question, dans la mise en demeure, d'éléments non respectés au plan d'origine.

Rappelons qu'en septembre, la Ville a demandé des expertises de sol dans ce secteur pour évaluer la capacité portante. Elle disait se préparer en vue d'un litige.

Cette nouvelle n'avait pas surpris les résidents du secteur alors que certaines maisons du quartier avaient dû être pieutées après leur construction en raison de leur instabilité. Les résidences érigées par la suite ont été construites sur des pieux pour éviter ce genre de problème.

Le promoteur du secteur dit avoir déboursé, depuis le début de cette histoire, quelques centaines de milliers de dollars.

Plus d'articles