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Sudation mortelle : l'avocat de Gabrielle Fréchette dépose son mémoire de demande d'appel

L'avocat de Gabrielle Fréchette, reconnue coupable de négligence criminelle ayant causé la mort après une séance de sudation mortelle pour l'une des participantes, a déposé lundi matin le mémoire en appui à sa demande d'appel.

Le 29 juillet 2011, Chantal Lavigne est morte au terme d'une séance sudation dans le cadre d'une formation de croissance personnelle. Gabrielle Fréchette avait écopé de trois ans de prison. Les deux autres accusés au dossier, Gérald Fontaine et Ginette Duclos, ont reçu une peine de deux ans de prison.

Fréchette, Fontaine et Duclos étaient les organisateurs du séminaire Mourir en conscience, au cours duquel une dizaine de participants recevaient des traitements et des soins énergétiques dans un établissement de Durham-Sud appelé Reine-de-la-Paix. L'un des traitements consistait à s'enduire de boue, à s'envelopper d'une pellicule de plastique et à se recouvrir la tête d'une boîte de carton. Cette activité de sudation avait pour but d'éliminer les toxines du corps. C'est lors de ce traitement que Chantal Lavigne a trouvé la mort.

L'avocat de Gabrielle Fréchette, Me Richard Dubé invoque trois erreurs qu'aurait commises la juge Hélène Fabi. « La juge a décidé que cette activité de sudation était quelque chose qui ne se faisait pas alors que c'est un rite ancestral. Le juge dit aussi que la cliente s'est éloignée de la norme de prudence dans les circonstances alors que les gens étaient volontairement à l'activité », explique Me Dubé. 

Enfin, il soutient aussi que Chantal Lavigne avait, la veille, fait une longue randonnée qui l'avait laissée fatiguée. Elle n'avait pas avisé Gabrielle Fréchette de son état. L'avocat considère qu'il est exagéré de reconnaître Gabrielle Fréchette coupable de négligence criminelle étant donné les circonstances.

L'appel ne sera entendu que dans plusieurs mois.

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