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Suicides à l'école secondaire de Berthierville : la commission scolaire défend ses méthodes d'intervention

Le protocole d'intervention mis en place pour aider les jeunes en cas de suicides d'autres élèves a été bien suivi, assure la Commission scolaire des Samares après que deux élèves de l'École secondaire Pierre-de-Lestage à Berthierville se soient enlevé la vie en moins de trois semaines.

La direction a rencontré les médias mardi au lendemain de la réaction du ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, qui a déclaré vouloir s'assurer que les besoins des jeunes aient été reconnus dans cette situation.

La direction a privilégié un retour rapide à la normale, tel que le stipule le protocole, mais des élèves ont confié à Radio-Canada qu'ils se sentaient abandonnés, incompris et qu'ils se sentaient brusqués dans leur processus de deuil.

La directrice générale de la Commission scolaire, Nancy Lapointe, affirme que l'organisme maîtrisait la situation avant la diffusion des reportages.

« À la suite des reportages, ça a créé un effet de doute sur les gens, sur la qualité des interventions et la mobilisation des gens », a-t-elle expliqué.

Lors de la conférence de presse, la Commission scolaire a tenu à rassurer la population par rapport à la gestion de ces événements et a présenté les détails de son protocole élaboré pour ce genre de drame. Elle avait déjà fait part de ses méthodes d'intervention par voie de communiqué.

Le protocole déployé dans ce genre de situation a été élaboré il y a 10 ans. Il est mis à jour annuellement avec la collaboration des 17 psychologues de la Commission scolaire et le Centre de prévention du suicide de Lanaudière.

Le retour à la normale fait partie de la stratégie pour mieux identifier ceux qui sont le plus à risque.

« Plus on revient vite à la normale dans le milieu scolaire, plus on est capables de détecter les jeunes qui sont vulnérables. Puis on est capables de détecter ce qui continue de ne pas aller bien. Parce qu’ils ne se confondent plus dans la masse de tout le monde qui réagit, donc c’est une bonne idée d’agir pour revenir le plus possible à la normale », a déclaré la coordonnatrice clinique au Centre de prévention suicide de Lanaudière, Évelyne Laurin.

Elle ajoute que les « activités de prévention, c’est un équilibre fragile entre en faire trop et ne pas en faire assez ».

La Commission scolaire des Samares assure que le protocole d’aide aux élèves et aux parents restera en place encore pour les prochaines semaines et les prochains mois.

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