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Suite du témoignage de Martin Gélinas devant la Commission des relations du travail

L'ancien vice-recteur de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Martin Gélinas, a poursuivi son témoignage devant la Commission des relations du travail, mercredi. Il conteste son congédiement et accuse trois anciens hauts-dirigeants de l'UQTR soit l'ex-rectrice Nadia Ghazzali, l'ancien vice-recteur Gilles Charland et l'ancienne directrice des communications Guylaine Beaudoin, de harcèlement psychologique à son endroit.

Un texte d'Amélie Desmarais

Dans un témoignage difficile à suivre et entrecoupé de sanglots, Martin Gélinas, a rapporté dans les moindres détails ses échanges avec Gilles Charland qui était responsable de son dossier à l'UQTR. Martin Gélinas a décrit comment, selon lui, Gilles Charland s'y est pris pour tenter de « l'épuiser psychologiquement et financièrement » à partir du moment où il a renoncé à son poste de vice-recteur aux ressources humaines lors d'une entente signée le 1er février 2013. 

Devant la Commissaire, il a été question de sa rupture avec sa conjointe, de ses idées suicidaires, de son arrestation pour harcèlement criminel à l'endroit de Guylaine Beaudoin, l'ex-directrice des communications de l'Université, de sa condamnation avec absolution conditionnelle, de sa suspension par l'UQTR, jusqu'à son congédiement. Martin Gélinas a aussi confié avoir fait un signalement au bureau du Vérificateur général du Québec, le 27 juin 2014. Il a déploré le comportement des dirigeants de l'UQTR qui, selon lui, n'ont rien fait pour tenter d'éviter cette escalade des évènements. 

Rappelé à l'ordre à plusieurs reprises

Lors de cet éprouvant témoignage, Martin Gélinas a dû être rappelé à l'ordre à plusieurs reprises par la commissaire Lyne Thériault qui, agacée, lui a même rappelé la règle entourant les ouï-dire lors de témoignages. M. Gélinas relatait presque à chaque question des propos dits par d'autres personnes, des impressions ou autres éléments de contexte. Les avocats de l'UQTR et des personnes visées par la plainte n'ont d'ailleurs pas manqué de protester contre ces ouï-dire à de nombreuses reprises. 

Martin Gélinas, qui a interjeté appel du verdict de culpabilité pour harcèlement criminel à son endroit, sera de retour devant la Cour d'appel du Québec pour déposer de nouvelles preuves le 5 octobre prochain.

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