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Sylvie Roy dénonce la « campagne de salissage » de la CAQ

Après avoir annoncé qu'elle quittait la Coalition avenir Québec (CAQ) pour siéger comme indépendante à l'Assemblée nationale, la députée Sylvie Roy affirme que la Coalition avenir Québec (CAQ) a entamé « une campagne de salissage » à son endroit.

Un texte d'Alexandre Duval

De passage à l'émission Chez nous le matin, la députée d'Arthabaska a laissé entendre que le chef de la CAQ, François Legault, l'aurait mise en garde après qu'elle eut choisi de quitter sa formation politique.

« Il m'a dit : "Tu veux faire mal à la CAQ? Tu vas voir, on va te faire mal", a-t-elle raconté. C'est clair que la campagne de salissage qu'ils font à mon endroit est reliée à cette assertion-là. »

Mercredi, le leader parlementaire de la CAQ, François Bonnardel, a affirmé que Sylvie Roy avait eu des problèmes de comportement au caucus de la CAQ. Il a aussi affirmé l'avoir rencontré personnellement, afin de lui offrir de l'aide.

« J'ai trouvé ça tellement macho et paternaliste que ça m'a insultée et que ça m'a peut-être poussée à partir. Qu'il s'occupe d'un parti politique, puis moi, je vais m'occuper de mes affaires », a tonné Sylvie Roy.

Interrogée au sujet de rumeurs concernant sa consommation d'alcool, la députée a affirmé qu'il s'agissait d'accusations « bassement alléguées ». En conférence de presse, jeudi, elle a mis quiconque au défi de trouver une photo d'elle avec un verre à la main. « Il y a un photographe à toutes nos activités partisanes. Je ne bois que l'eau. »

Un conseiller de la CAQ, Guy Therrien, a publié un message sur Twitter, mercredi, dans lequel il affirmait que Sylvie Roy avait des problèmes de consommation d'alcool. Le message a été supprimé depuis.

Déçue de ses anciens collègues

Annonçant qu'elle compte publier une lettre ouverte dans les médias vendredi, Sylvie Roy en a lu un court extrait devant les journalistes. Elle y décrie le traitement que lui a réservé François Bonnardel après l'annonce de son départ. 

« Il est surprenant, voire inconcevable, qu'un représentant d'un chef de parti, avec l'assentiment de ce dernier, s'attarde à salir la réputation [d'une députée]. Il est rare de voir cela en politique », ajoutant qu'il s'agit d'une première au Québec, selon elle.

Sylvie Roy a aussi décoché une flèche à l'endroit de son ancien chef, François Legault, affirmant que dans le passé, « tous les chefs ont eu l'élégance de s'élever au-dessus de la mêlée ».

Dans un message publié plus tôt jeudi matin sur Twitter, François Legault, s'est dit « triste de voir autant de politique partisane autour d'un drame humain ».

Une liberté de parole retrouvée

La députée d'Arthabaska estime que son départ de la CAQ lui permettra de retrouver une liberté qu'elle avait perdue.

« Je vais prendre les dossiers qui vont m'intéresser, je vais assister aux commissions [parlementaires] qui vont m'intéresser, je vais prendre la parole sur les sujets qui vont m'intéresser. Je n'aurai de permission à demander à personne », a-t-elle dit.

Sylvie Roy ne croit pas que son temps de parole limité pendant la période de questions à l'Assemblée nationale sera un problème. « Si vous travaillez bien, il y a d'autres tribunes. On peut faire des entrevues », explique-t-elle.

La députée a fait savoir qu'elle terminerait son mandat actuel, mais n'a pas voulu s'avancer sur une éventuelle candidature lors des prochaines élections provinciales, prévues pour 2018. « J'ai pris un contrat de quatre ans. Je vais le finir. »

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