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Témoignage d'une survivante de la fatigue au volant

Simone Garo a subi sa 24e opération en janvier dernier. Elle espérait retrouver l'usage de son oeil gauche, 12 ans après la collision frontale qui a failli lui coûter la vie. Elle souhaite maintenant que son histoire puisse éviter que d'autres commettent la même erreur.

Un texte de Marie-Claude Julien

Le 9 mai 2004, elle revenait d'une soirée avec ses amies. Elle circulait sur l'autoroute 55 à la hauteur de Bécancour. Malgré une grande fatigue et la mise en garde de sa mère, elle a choisi de prendre le volant. Elle avait 18 ans.

« Je me suis endormie au volant, explique Simone Garo, la voix encore nouée par l'émotion. J'ai rencontré un gros pick-up Ford. Moi, j'avais un petit Mazda Protegé, et c'est ça, il y a eu un impact. »

Début d'un long combat

Coma. Reconstruction du visage. Greffes de peau. Les épreuves se sont enchaînées. « Les cicatrices restent là, mais en même temps, je les prends un peu comme un trophée, précise-t-elle, parce que j'ai réussi à passer à travers. »

Si aujourd'hui elle est parvenue à se pardonner cette erreur qui aurait pu être fatale, tant pour elle que pour les autres automobilistes sur son chemin, elle souhaite que son histoire serve d'exemple.

La fatigue et les accidents

La fatigue au volant est l'une des principales causes d'accidents sur les routes de la province avec l'alcool, la vitesse et la distraction, selon des données obtenues auprès de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ). De 2010 à 2014, la fatigue a été en cause dans 20 % des accidents mortels et dans 23 % des accidents avec dommages corporels.

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