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Toujours pas de transport scolaire complet pour une élève de Lac-aux-Sables

Un père de Lac-aux-Sables n'a toujours pas accès à un transport scolaire complet pour sa fille, plus de cinq mois après le début des classes. Raphaël St-Amant habite à Lac-aux-Sables, mais sa fille, dont il a la garde une semaine sur deux, fréquente l'école primaire de Saint-Tite.

Sa fille de 10 ans peut prendre l'autobus le soir, mais pas le matin, parce que l'autobus qui dessert son secteur le matin est plein, selon la Commission scolaire de l'Énergie.

Son père doit donc effectuer un trajet d'une soixantaine de kilomètres aller-retour pour reconduire sa fille à l'école. Une amie de la famille l’aide avec le transport, mais M. St-Amant préfèrerait que sa fille puisse utiliser le transport scolaire.

Une solution trouvée par des citoyens

Depuis plusieurs semaines, des citoyens de la petite municipalité se mobilisent pour trouver une solution.

Nancy Bélanger et son conjoint, le conseiller municipal Daniel Beaupré, font partie de ceux qui ont entamé des démarches. Ils ont d’abord voulu savoir si l’autobus était vraiment plein le matin.

« Quand on allait rencontrer les chauffeurs d'autobus, on avait un discours contraire [à celui de la commission scolaire] qui nous disait que depuis le mois de septembre, il y avait des places matin et soir », affirme Nancy Bélanger.

Après quelques appels et conversations, les citoyens ont trouvé une solution : deux pères, dont les trois enfants vivent eux aussi en garde partagée, auraient accepté de céder leur place à la fille de M. St-Amant, puisqu'eux aussi n'empruntent l'autobus qu'une semaine sur deux.

Refus de la commission scolaire

La Commission scolaire de l’Énergie a refusé l’option présentée par les citoyens.

Elle se dit tout de même ouverte à l'appliquer, mais explique son refus en mentionnant que pour des raisons de confidentialité, c'est le parent et non un tiers qui doit entreprendre la démarche.

Raphaël St-Amant s'explique mal que la commission scolaire n'ait pas fait de suivi du dossier auprès de lui. « Moi je ne comprends pas que, regarde, j'ai un numéro de téléphone, j'en ai deux numéros de téléphone. Ils auraient pu m'appeler, dire : “finalement on a trouvé quelque chose" ».

Il assure qu’il poursuivra les démarches auprès de la Commission scolaire, mais déplore le manque de collaboration des responsables.

Nancy Bélanger affirme pour sa part que la commission scolaire l’a rappelée pour lui dire que « parce que la place n’était pas disponible à 100 %, ce n’était pas possible malheureusement pour Trycia ».

En septembre, la Commission scolaire de l’Énergie nous avait déclaré que la fille de Raphaël St-Amand n’avait pas de place dans l’autobus le matin, parce que l’inscription a été faite trop tard.

Monsieur St-Amand avait reconnu avoir tardé à inscrire sa fille, mais soutient avoir payé la totalité des frais de service, soit 220 $.

La commission scolaire précisait aussi que dans le cas de M. St-Amand, il s'agirait d'un service de transport à une deuxième adresse, un service qui est optionnel.

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