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Train à grande fréquence : les gens d'affaires de Québec se mobilisent

La communauté d'affaires de Québec se mobilise pour que le projet de train à grande fréquence (TGF) de Via Rail s'arrête dans la capitale. Dans une lettre envoyée aux médias vendredi, une vingtaine de gens d'affaires interpellent les élus de la région dans le dossier.

Le projet de Via Rail, qui doit être présenté au gouvernement fédéral d'ici quelques semaines, se limite pour le moment au corridor Montréal-Ottawa-Toronto. Les villes de Québec et de London, en Ontario, pourraient s'ajouter dans une seconde phase de développement seulement.

« Le gouvernement fédéral doit absolument s'assurer que Québec figure dans le tracé initial proposé par Via Rail », réclame la vingtaine de signataires de la communauté d'affaires de Québec.

Parmi eux, on retrouve le président de la Chambre de commerce de Québec, Alain Aubut; le pdg du Centre des congrès, P.-Michel Bouchard; le recteur Université Laval, Denis Brière; le président d'Industrielle Alliance Yvon Charest; le pdg du Port de Québec, Mario Girard et la présidente du Mouvement Desjardins Monique F. Leroux.

Les gens d'affaires font valoir qu'il y a environ 10 millions de déplacements entre la capitale et la métropole chaque année, selon les estimations de Statistique Canada.

« Accepter que l'axe Montréal-Québec ne se réalise potentiellement que dans une phase ultérieure du projet aurait pour conséquence de couper l'économie de la province, et de défavoriser les entreprises d'ici. Un système de trains à plus grande fréquence entre Montréal et Québec est essentiel pour relier deux villes indissociablement unies par des liens d'affaires durables », peut-on lire dans la lettre.

En entrevue, le président de la Chambre de commerce fait aussi valoir  l'importance d'avoir un « transport moderne au 21e sièce ». « Il y a l'aspect économique, il y a l'aspect d'optimisation du temps, mais il y a aussi l'aspect environnemental », souligne Alain Aubut.

La Chambre de commerce doit rencontrer des représentants de Via Rail dans les prochaines semaines.

Dans un échange de courriels, le porte-parole de la société de transport ferroviaire, Malcolm Andrews, laisse entendre que le trajet initial pourrait encore bouger. 

« Nous avons envisagé de commencer à déployer [le service] entre Montréal, Ottawa et Toronto, mais il serait tout à fait possible d'inclure d'autres villes, incluant Québec, dès la phase initiale », 

En décembre dernier, le maire de Québec se disait prêt à mener une « petite bataille politique » si Via Rail laissait Québec de côté.

Le projet de train à grande fréquence est estimé à 4 milliards de dollars. Il nécessite l'aménagement de voies réservées aux trains de passagers.

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