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Triple meurtre à Trois-Rivières : un homme expulsé de la salle de cour pour avoir menacé l’accusé

Un jeune homme a été expulsé de la salle de cour du palais de justice de Trois-Rivières mardi après-midi après avoir proféré des menaces à l'endroit de l'accusé du triple meurtre de la rue Sicard, dont les plaidoiries sur la peine ont commencé lundi.

Un texte de Marilyn MarceauTwitterCourriel

Une quinzaine de personnes assistaient aux plaidoiries dans les sièges réservés au public au moment de l'incident. Environ 45 minutes après le retour de la pause du midi, un jeune homme s'est adressé directement à l'accusé, lui reprochant de sourire pendant le témoignage de la psychologue. Il s'est levé de son siège en lui lançant des menaces.

L'accusé a continué de regarder devant lui, alors que le spectateur était sorti de la salle de cour. Il a été arrêté par les constables spéciaux du palais de justice de Trois-Rivières. Il pourrait faire face à des accusations.

L'accusé « manque de responsabilisation » selon une psychologue

Tiziana Costi, une psychologue de l'Institut Philippe-Pinel spécialisée dans l'évaluation du risque chez l'adolescent a témoigné mardi après-midi. Ses conclusions sont venues corroborer les propos tenus auparavant par la criminologue Julie Moreau.

Elle dit avoir constaté que l'accusé « manque de responsabilisation et d'empathie ». Elle souligne aussi que son estime de lui est fragile et qu'il a du mal à accepter les échecs.

L'accusé a affirmé qu'il avait accepté de faire partie du complot parce qu'il prévoyait mourir après avoir participé aux meurtres, mais la psychologue Tiziana Costi estime plutôt qu'il y a vu une occasion de laisser sortir sa rage. « Par ce délit, il défoulait cette révolte qu'il avait en lui », dit-elle.

Une criminologue recommande une peine pour adulte

La criminologue Julie Moreau, qui a rencontré l'accusé à six reprises au centre de réadaptation où il séjourne pour rédiger un rapport prédécisionnel, recommande qu'il soit jugé en tant qu'adulte, même s'il n'avait que 17 ans au moment des meurtres.

Julie Moreau affirme qu'il est « neutre, mécanique, sans émotion » quand il parle des événements. Elle a décrit un jeune homme qui a eu des idées suicidaires dès l'âge de 10 ans. La criminologue affirme d'ailleurs qu'il s'est intéressé au plan de meurtre de Kaven Sirois parce que le scénario se soldait par sa propre mort.

Julie Moreau, une employée du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, a aussi confirmé que plusieurs mois après les meurtres, l'accusé continue à dire qu'il agissait sous l'influence de son complice, Kaven Sirois. Il lui a dit ne plus se souvenir de rien par rapport au moment où il a tiré sur une des victimes.

Le jeune homme a déclaré à la criminologue que selon lui, une peine pour mineur serait suffisante. Il lui a dit ne plus consommer de drogues, être capable de mieux gérer ses émotions, il est plus poli et il mange davantage. Son séjour au centre de réadaptation se déroule bien.

Cet accusé a plaidé coupable en juin aux trois chefs de meurtre prémédité et aux trois chefs de complot pour meurtre qui pesaient contre lui. Les victimes de ce drame sont deux soeurs et un ami de l'une d'elles.

Des témoignages des familles des victimes seront entendus mercredi matin dans le cadre des plaidoiries sur sentence du deuxième accusé. 

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