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Trois-Rivières au sommet des villes québécoises les plus polluées

Trois-Rivières arrive au sommet des villes québécoises affichant les pires taux de pollution atmosphérique, suivie par Montréal, révèle un palmarès de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publié jeudi.

Au Canada, la ville de Trois-Rivières se classe au quatrième rang, derrière les villes de Courtenay, Regina et Vanderhoof.

Pour arriver à ce classement, l'OMS a traité des données provenant de rapports officiels nationaux et internationaux qui calculent les concentrations annuelles moyennes de matière particulaire. Ces particules sont si microscopiques qu'elles peuvent causer des problèmes de santé chroniques en se logeant au plus creux des poumons et du système cardiovasculaire.

L'OMS a pu comparer les niveaux de petites particules et de particules fines (MP10 et MP2,5) dans 795 villes de 67 pays sur une période de cinq ans (2008-2013).
Selon l'OMS, 98 % des villes de plus de 100 000 habitants dans les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire ne respectent pas ses lignes directrices quant à la qualité de l'air. Dans les pays à revenu élevé, ce pourcentage tombe toutefois à 56 %.

Le maire de la Ville, Yves Lévesque, pense qu'il faut nuancer ces données. « [En voyant l'étude] je me suis dit, une étude comme une autre, et quand tu regardes la différence de l'éccart entre Gatineau et Trois-Rivières, peut-être qu'il y a juste un point d'écart », dit-il.

Encore du chemin à faire

Le président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) salue les améliorations qui ont été apportées dans les dernières années en matière de réduction de la pollution au pays, mais martèle qu'il reste quand même du progrès à faire pour préserver l'environnement et la santé des travailleurs.

« Chaque source d'émission a une technologie que l'on peut appliquer (pour la réduire), mais il faut avoir le courage de le faire et quand on le fait, on encourage le progrès, on crée de l'emploi et on améliore l'environnement », a fait valoir André Bélisle en entrevue avec La Presse Canadienne.

Selon le militant, il est clair que les villes québécoises qui figurent en tête de liste du classement de l'OMS, comme Trois-Rivières avec son industrie des pâtes et papiers et Montréal, avec ses raffineries de pétrole, continuent de faire face à des défis importants pour améliorer la qualité de l'air.

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec affirme pour sa part que « le récent palmarès de l'OMS préoccupe la santé publique ».

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