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Trois-Rivières : problèmes de stationnement près du cégep et de l'UQTR

À Trois-Rivières, les problèmes de stationnement dans le voisinage du cégep et de l'université prennent de l'ampleur.

Les résidents de ces secteurs sont de plus en plus nombreux à réclamer l'imposition d'une limite de stationnement de 90 minutes en face de leur résidence.

Il s'agit d'une mesure que la Ville a commencé à mettre en place en 2013 et qui s'étend, maintenant, à de nouveaux secteurs.

Les étudiants sont de plus en plus nombreux à posséder une automobile, de sorte que les résidents se plaignent de ne pas avoir de place près de leur domicile.

Le conseiller municipal du district du Carmel, André Noël, entend régulièrement les doléances de citoyens. « Ils me disent qu'il n'y a jamais d'espace pour les gens qui leur rendent visite », mentionne le conseiller en montrant une auto qui a, finalement, été garée directement sur la pelouse.

« Il y a un citoyen qui avait besoin de l'ambulance et l'ambulance n'a même pas été capable de rentrer dans son entrée de stationnement », renchérit la conseillère du district de Rigaud, Ginette Bellemare.

Des solutions

Les limites de 90 minutes font partie des solutions que la Ville met en place. Elle en a installé encore cet automne et les démarches sont en cours là où les citoyens le demandent.

Mais cette mesure ne règle pas le problème, selon les étudiants. « Je ne vois pas pourquoi ils feraient ça. On stationne déjà loin du cégep. On va avoir plein de contraventions et on va se stationner encore plus loin », mentionne l'un d'eux.

Les conseillers municipaux estiment que le cégep et l'université ont le pouvoir de faire leur part en octroyant plus de vignettes de stationnement. Cette année, le Cégep de Trois-Rivières en a délivré 764 aux étudiants qui ont déboursé entre 140 $ et 160 $ chacun.

L'université aussi estime qu'elle fait sa part. Cette année, 2840 vignettes ont été octroyées aux étudiants qui ont déboursé 90 $.

« On avait une pression des résidents et de la Ville, parce que certains étudiants se stationnent dans les rues. C'est à ce moment-là qu'on a libéré 300 permis additionnels qu'on n'est pas parvenu à vendre », indique Christian Montembeault, de l'Université du Québec à Trois-Rivières.

D'autres solutions existent : des stationnements alternatifs avec service de navettes, des pistes cyclables mieux aménagées ou encore un transport en commun bonifié. Mais en attendant que les étudiants les adoptent, les résidents devront s'armer de patience.

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