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Trois-Rivières se prépare pour l'arrivée de réfugiés syriens

Le nombre total de réfugiés syriens qui éliront domicile à Trois-Rivières n'est pas encore connu, mais déjà, des organismes locaux multiplient les rencontres afin de se préparer à leur arrivée. Ils pourraient être entre 200 et 300, selon les chiffres qui circulent au sein des instances impliquées dans l'accueil des immigrants.

Le ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion (MIDI) soutient qu'il s'affaire actuellement à déterminer la capacité d'accueil des villes aptes à participer à l'effort humanitaire. Trois-Rivières, tout comme Drummondville et Victoriaville, fait partie des 13 villes québécoises identifiées par le gouvernement provincial pour recevoir des réfugiés.

« Est-ce qu'on a les ressources au niveau du logement? Est-ce qu'on a les ressources au niveau des services de santé? Est-ce qu'on a les ressources en éducation et en expertise de terrain? », s'interroge Karine Baribeau, porte-parole du MIDI.

Pour répondre à ces questions qui permettront d'établir le nombre de réfugiés que chaque ville pourra accueillir, le MIDI est en contact avec les organismes qui connaissent bien le milieu. Au premier rang, à Trois-Rivières, on retrouve le Service d'accueil des nouveaux arrivants (SANA).

La semaine dernière seulement, son directeur général, Ivan Suaza, a participé à huit rencontres et conférences téléphoniques en prévision de l'afflux de réfugiés. Le SANA voit le temps qui file : Ottawa prévoit accueillir 25 000 réfugiés en sol canadien d'ici la fin de l'année. 

Malgré cet échéancier serré, Ivan Suaza soutient qu'à ce stade-ci, il dispose de peu d'information émanant du ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion.

L'accueil des élèves en préparation

Les autorités de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy ont récemment participé à une rencontre avec la SANA est prévision de l'accueil d'élèves syriens dans ses classes.

La porte-parole de la Commission scolaire, Anne-Marie Bellerose, affirme qu'il est impossible à l'heure actuelle de déterminer comment seront distribués les élèves. « Comme on ne sait pas où ils habiteront [à Trois-Rivières], on ne sait pas [à quelle école] ils iront ».

Le cabinet du ministre de l'Éducation du Québec laisse néanmoins entendre que l'accueil des enfants dans les établissements d'éducation de la province a déjà fait l'objet de plusieurs rencontres.

« On a déjà travaillé avec les commissions scolaires qui sont les plus susceptibles de recevoir des réfugiés », affirme l'attachée de presse du ministre, Julie White, tout en précisant que le nombre d'enfants à intégrer n'est pas encore connu.

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