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Trois-Rivières : seule ville ciblée pour l'accueil de réfugiés syriens exclue d'une conférence de l'UMQ

Les maires de 12 des 13 villes québécoises ciblées pour accueillir des réfugiés syriens ont participé à une conférence téléphonique d'urgence à ce sujet, mercredi midi. Trois-Rivières est la seule ville exclue de la rencontre organisée par l'Union des municipalités du Québec (UMQ) dont elle n'est plus membre depuis 2015.

Un texte d'Amélie Desmarais

Le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque, qui affirme avoir appris la tenue de cette rencontre par les médias reconnait que sa ville n'est plus membre de l'UMQ, mais se dit déçu de ne pas avoir été invité puisque, selon lui, la question des réfugiés touche l'ensemble du Québec. « Je pense qu'il faut aller au-delà du membership, qu'on soit membre ou pas, c'est un dossier qui touche l'ensemble du Québec et c'est sûr que si on m'avait invité à cette conférence téléphonique-là, j'aurais participé avec plaisir », a affirmé Yves Lévesque.

L'Union des municipalité veut être impliquée

Questionné au sujet de la conférence, un porte-parole de l'Union des municipalités du Québec a affirmé qu'il s'agissait d'une activité réservée à ses membres et que Trois-Rivières n'en fait pas partie.

Lors de la conférence, les maires ont adopté principalement deux positions. Ils demandent la mise sur pied d'un comité intergouvernemental pour s'assurer que tous les paliers de gouvernement travaillent ensemble pour favoriser l'intégration des nouveaux arrivants. L'UMQ demande aussi que les municipalités soient impliquées dans les discussions avec Québec et Ottawa.

Trois-Rivières devant l'inconnu

Pour les 13 municipalités qui vont accueillir des réfugiés syriens d'ici la fin de l'année, dont Trois-Rivières, plusieurs questions demeurent sans réponses. Le maire Yves Lévesque affirme que personne ne l'a contacté jusqu'à présent, ni de Québec, ni d'Ottawa. « Pas de son pas d'image, a-t-il dit. C'est quand même assez surprenant, donc on va arrêter de fabuler, de penser. »

Yves Lévesque s'interroge à savoir pourquoi Trois-Rivières a été ciblée et non pas toutes les villes de la province. « Ce dossier-là ce n'est pas l'affaire d'une municipalité, je crois que c'est l'affaire du Québec. Qu'est-ce qui fait qu'on est accrédité? Pour quelles raisons? On est même pas au courant de tout cela. C'est quoi l'impact? Combien on va en recevoir? Est-ce qu'il y a une compensation financière et tout ça, alors on est dans l'inconnu. »

Pour le moment, les chiffres évoqués par les organismes locaux impliqués dans l'accueil des immigrants varient entre 200 et 300 réfugiés d'ici janvier, mais le maire est catégorique à ce sujet: il est impossible d'accueillir autant de réfugiés en si peu de temps puisque normalement Trois-Rivières accueille une centaine de nouveaux arrivants par année.

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