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Trouver preneur pour le palais de justice de Nicolet

Le palais de justice de Nicolet, inoccupé depuis 2015, est à vendre. La Société québécoise des infrastructures (SQI) a d'abord tenté de trouver un nouveau propriétaire à son bâtiment par elle-même. Elle a confié la vente à un courtier immobilier en septembre dernier.

Le courtier immobilier, Luc Sauvageau, reconnaît que la vente d'un tel édifice comporte certains défis. L'acheteur devra composer avec certaines restrictions puisque l'immeuble est cité patrimonial par la Ville depuis 2012.

« On ne peut pas faire ce qu'on veut au niveau de la façade, explique M. Sauvageau. Il faut aussi prendre conscience que ces immeubles-là avaient de l'amiante à l'époque. »

Le courtier immobilier demeure optimiste quant à l'avenir du bâtiment dont le prix, révisé à la baisse de 50 000 $, est maintenant fixé à 350 000 $.

« Le coût de construction à neuf, si on va dans la même qualité, le système de chauffage, les gicleurs et toutes les nouvelles normes, dit-il. On dépasse le million de beaucoup. »

Nicolet prête à soutenir les acheteurs

La Municipalité de Nicolet avait été sollicitée par la SQI pour acheter le bâtiment, explique la mairesse, Geneviève Dubois.

« Il y avait de très beaux projets, de très belles idées. C'est juste que les projets n'étaient pas d'une assez grande envergure pour faire vivre tout le bâtiment. » La mairesse affirme que la population est craintive à l'idée de perdre des édifices historiques depuis la démolition des bâtiments appartenant aux Sœurs de l'Assomption de la Sainte-Vierge.

« Ç'a été difficile pour la communauté, tant la communauté religieuse que la communauté nicolétaine, mais il reste que la Ville ne peut acheter tous les bâtiments. » Elle s'engage toutefois à ce que la Ville soutienne le futur acheteur dans leurs projets. « On est à revoir nos aides financières, donc c'est sûr qu'on pourrait accompagner un promoteur », précise Geneviève Dubois.

L'intégration du district judiciaire de Nicolet à celui de Trois-Rivières, dans les années 1970, a marqué le début de la fin pour le palais de justice où les procès se sont faits de plus en plus rares.

La salle d'audience a par la suite été utilisée par la cour municipale itinérante et aussi pour désengorger le palais de justice de Trois-Rivières notamment lors de l'enquête de la Commission de police du Québec sur la corruption à la police de Trois-Rivières en 1983.

Le dernier locataire, l'École nationale de police de Nicolet (ÉNAP), a quitté les lieux il y a 3 ans. LA SQI cherche depuis une nouvelle vocation au palais de justice conçu par l'architecte Louis Caron.

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