Les parents d'enfants atteints du trouble du spectre de l'autisme (TSA) peuvent se sentir dépasser par les réactions de leurs enfants. Pour mieux les outiller, un cours de 12 ateliers est offert une fois par année, depuis 2016, en Mauricie et au Centre-du-Québec. L'objectif est de mieux comprendre le trouble et développer de nouvelles astuces pour aborder la vie de tous les jours.

Un texte de Catherine Bouchard

Une troisième cohorte suit actuellement le cours « L'ABC du comportement d'enfants ayant un TSA ». Le programme est offert par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec aux parents d'enfants de moins de huit ans avec un diagnostic de trouble de l'autisme. Les animatrices leur préparent notamment un plan d'action pour améliorer certains éléments avec leur enfant.

Karine Saint-Onge participe actuellement à ces cours. Son fils Guillaume Blanchette est âgé de sept ans.

« Il se développe bien, mais c'est au niveau de ses fascinations, indique la mère de famille. Quand j'étais en garderie et que j'avais des groupes de son âge, je me rendais bien compte que je n'avais pas les mêmes discussions avec mon garçon qu'avec les enfants de son âge. »

Karine Saint-Onge n'en est qu'au quatrième atelier, mais déjà, elle développe de nouveaux trucs pour aider son fils. « Guillaume a besoin de choses concrètes. L'autre jour, en voiture, on a décidé d'avoir un bâton de la parole, parce que Guillaume voulait parler en même temps que son père. Tout de suite j'ai pris la première chose que j'ai trouvée, j'ai trouvé un porte-clés. » L'idée lui était venue lors d'une discussion en atelier avec les intervenantes.

Parmi les autres objectifs de la famille de Drummondville, les parents désirent faciliter les rendez-vous de Guillaume chez le médecin. Pour y arriver, ses parents transforment le tout en jeu.

Briser l'isolement des parentsLes ateliers sont aussi une occasion de briser l'isolement de ces parents d'enfants aux besoins particuliers.

« On se sent un peu isolé, des fois,en tant que parent, parce que ce n'est pas tout le monde qui vit avec des enfants à besoins particuliers. C'est le fun d'entendre qu'il y a d'autres personnes qui vivent ça », avoue Karine Saint-Onge.

L'éducatrice spécialisée qui co-anime le cours, Nathalie Blanchette, constate que les parents gardent contact même après la fin du cours. « Certains parents ont gardé contact après parce qu'ils avaient des enfants qui avaient quand même sensiblement les mêmes particularités. Donc, après les ateliers, les parents se sont revus en compagnie de leurs enfants », dit-elle.

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