Un Trifluvien a vu la mort de près, alors qu'il s'entraînait en vélo de route dans le Parc de la Mauricie. Jean-Yves Déziel a subi un arrêt cardiaque, mais les manœuvres de réanimation de son partenaire d'entraînement lui ont sauvé la vie.

Un texte de Claudie Simard

Jean-Yves Déziel n’est pas seulement sportif. Cet ancien enquêteur de police à la retraite conçoit l’activité physique comme un mode de vie, un outil de dépassement de soi.

Il s’entraîne souvent 5 h par jour. Il voyage pour escalader des montagnes. Il s’exerce à la natation. Il a participé à la Classique internationale de canot et à des marathons.

Le vélo de route est aussi un sport qui a pris beaucoup de place dans sa vie.

Une vie qui a failli le quitter le 15 août dernier alors qu’il faisait du vélo avec son partenaire d’entraînement, Indrik Trahan

Après une soixantaine de kilomètres, Jean-Yves Déziel a subi un arrêt cardiaque, en raison d'une artère du coeur obstruée à 70 %.

En faisant une ascension, il a commencé à sentir un malaise. Il a alors cru que son rythme était trop élevé.

Même s’il a ralenti, un mal s’emparait de lui. Il s'est alors arrêté en bordure de la route, expliquant à son partenaire que quelque chose n’allait pas.

Sans attendre, Indrik lui a fait un massage cardiaque. Il a aussi alerté une voiture qui passait par hasard pour que le conducteur alerte les autorités du Parc, puisqu’il n’y a pas de réseau cellulaire dans la zone où ils se trouvaient.

Une formation qui sauve des vies

Selon la Croix-Rouge canadienne, moins de 10 % des Québécois ont reçu la formation de réanimation cardio-respiratoire

La coordonnatrice Sylvie Santerre explique que « un cours de RCR, c'est trois-quatre heures de formation et ça peut sauver une vie ».

Cette formation, Indrik Trahan l’a suivie il y a une dizaine d’années.

Sans sa réaction rapide, Jean-Yves Déziel ne serait sans doute pas en mesure de le remercier aujourd'hui.

Son cœur est maintenant en bonne santé et Indrik y occupe désormais une place bien spéciale. Jean-Yves Déziel explique qu’il connaissait bien le père d’Indrik et qu’il se plaisait auparavant à appeler le fils de celui-ci « le kid ».

Désormais, il surnomme Indrik « mon kid ».

Avec les informations d’Olivier Caron

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